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Compteurs intelligents : la réponse d'Hydro-Québec

Le 13 juin dernier, l’Association municipale de Mont-Royal (AMMR) organisait une réunion d’information au sujet des compteurs électriques. Hydro-Québec dément certains des arguments avancés par les « anti ».

Lors de cette réunion, les invités, le Dr Ari Demirjian et Marie-Michèle Poisson de Villeray Refuse avaient avancé plusieurs arguments contre la pose des compteurs intelligents, qui doit avoir lieu dès la mi-août à Mont-Royal.

Hydro-Québec, par l’intermédiaire de Patrice Lavoie, conseiller stratégique, assure que les compteurs sont sans danger pour la santé.

Il explique ainsi qu’Hydro-Québec, lors de sa demande à la régie de l’énergie, a dû répondre à un processus bien réglementé. Onze intervenants, dont des représentants d’associations de consommateurs, ont pu poser quelque 800 questions à Hydro-Québec, sur la santé, la confidentialité des données ou la rentabilité des compteurs notamment.

Quant à la question récurrente de la radiofréquence, «Santé Canada a émis un avis favorable. Les compteurs émettent 120 000 fois en deçà des normes imposées par Santé Canada.»

Dans les dépliants donnés aux usagers, Hydro-Québec explique ainsi que les compteurs répandent 5,5 μW/m2, contre 352 μW/m2 pour un téléphone sans fil ou 2147 pour un four à micro-ondes. «La nouvelle génération de compteurs émet des ondes 6 fois par jour, poursuit Patrice Lavoie. Cela se compte en millisecondes. Au total, on compte dans une journée, 83 secondes d’émission.»

Pourquoi changer les compteurs ?

La réponse est simple : les compteurs actuels sont en fin de vie. «Les compteurs à roulettes ne sont plus manufacturés. Hydro-Québec n’est pas particulièrement en avance sur l’installation. Une centaine de compagnies électriques utilisent d’ores et déjà les nouveaux compteurs», assure Patrice Lavoie. «Vu le contexte, c’était une bonne occasion de renouveler le parc.»

D’autant plus que l’avantage est également, et surtout, financier. Maintenir et entretenir une technologie désuète aurait coûté plus cher. «En actualisant les compteurs, Hydro-Québec fait une économie de 81 millions $. Ce qui va créer une pression à la baisse des coûts de service.»

Selon la compagnie, grâce à ce nouveau système, qui permettra aux agents de récupérer les données à distance, les facturations pourront être basées sur la consommation réelle. Et non plus sur des estimations, comme c’est parfois le cas avec l’ancien système, lorsque les agents ne peuvent pas relever les informations à la source.

Existe-t-il une alternative ?

D’ici 2017, toutes les résidences de Montréal seront pourvues de compteurs intelligents. «Actuellement, 300 000 compteurs sont installés. Hydro-Québec organise des réunions d’informations pour les citoyens désireux de mieux connaître cette technologie.

D’autre part, Patrice Lavoie insiste : «L’avis de non-consentement ou le fait d’apposer un autocollant comme le préconise les associations anti-compteurs ne changent rien. C’est une fausse information. Les usagers ne peuvent pas garder leur ancien compteur.»

Pour Hydro-Québec, l’avis de non-consentement n’a aucune valeur. Cependant, il est possible de se faire installer un compteur non-communiquant. Les frais d’installation s’élèvent à 98$, auxquels il faut ajouter 206$ par an pour le service de relevé des compteurs.

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