Les noces de Figaro
«L’idée à l’origine d’Opéra Da Caméra était de créer son propre travail et de pouvoir chanter en public le plus souvent possible», explique Kathrin Welte. «Il s’agissait de créer des opportunités pour les jeunes chanteurs lyriques. Il y a plein de chanteurs ici au Québec mais ils n’ont pas assez de chance de travailler, d’occasion.»
«Les noces de Figaro que nous présentons ces trois jours sont donc pour nous un tout premier opéra, une production complète, avec costumes, décors, et un ensemble instrumental de cinq musiciens : un violon, un alto, un violoncelle, une clarinette, et un piano», détaille Kathrin.
«Un choeur de huit chanteurs et neufs artistes lyriques complètent la distribution. Tous joueront et chanteront sous la direction musicale d’Andrew Cook. Andrew enseigne au John-Abbot-College; il fait également de la mise en scène et il est acteur.»
«Nous sommes très chanceux d’avoir rencontré Ezio Carosielli, le propriétaire du théâtre Rialto», se souvient la codirectrice artistique d’ODC. «Il n’y avait pas de programmation à l’époque et cet homme très généreux nous a clairement dit »si vous voulez programmer des productions de musique classique ici, O.K.! Je veux une scène ouverte à tous les types de musique…»
À la recherche de diffuseurs
«Nous avons donc assumé complètement la production de cet opéra après plusieurs récitals. C’est une production professionnelle, tout le monde est payé. Nous avons, c’est certain, un budget restreint, mais tous les artisans participent à la présentation d’un produit fini et professionnel. Nous avons fait par ailleurs des campagnes de financement collectif et bénéficié de beaucoup de donations pour y parvenir.»
Les noces de Figaro seront donc présentées trois fois au théâtre Rialto en espérant que cette production puisse être relayée plus tard dans d’autres salles. «Nous avons une difficulté toutefois à donner ce spectacle, corrige Kathrin, parce qu’il y a beaucoup de personnages dans Les noces de Figaro, ce qui réduit les possibilités de diffusion malgré le format »opéra de poche », de notre production. Mais l’espoir est là car nous avons invités des diffuseurs et de programmateurs aux représentations…»