La mode est au bénévolat
Ce partenariat, car il faudrait l’appeler ainsi, remonte à de nombreuses années. Feue Vera Danyluk, la mairesse de Mont-Royal le citait souvent avec admiration, car elle savait qu’elle pouvait compter sur l’engagement bénévole de Jacques Gladu. «Nous avions de bons échanges avec madame Vera Danyluk», se rappelle le Directeur général du Centre Rockland.
«Vera était impliquée partout. Mais c’était aussi une cliente. Et elle savait être convaincante, se souvient-il. Nous avons su développer avec elle et la ville de Mont-Royal, une relation professionnelle. Celle-ci est devenue au fil du temps une relation d’amitié à laquelle Ivanhoé Cambridge, propriétaire du Centre Rockland, a toujours tenu à répondre positivement.»
«Pour nous, tout est bon, toutes les demandes sont recevables. Puis nous apprécions le soutien auquel nous souhaitons donner suite. Mais ces demandes sont toujours très raisonnables, qu’il s’agisse d’aider la sécurité publique, les écoles, les associations, etc., dans le cadre de leurs opérations auprès des Monterois. Actuellement, nous sommes l’un des partenaires importants des cérémonies du centenaire de Mont-Royal.»
«Cela peut prendre plusieurs formes : une participation monétaire, des emplacements publicitaires, des certificats-cadeaux, etc., mais cela peut aller plus loin. Par exemple, la statue «Mère et enfant» d’Anne Kahane qui trône désormais devant la bibliothèque de Mont-Royal, appartenait à l’origine au Centre Rockland», raconte Jacques Gladu.
«Vera Danyluk m’affirmait parfois »un jour, elle sera à moi » en voulant dire que cette statue reviendrait à la ville. À l’occasion de travaux de réaménagement dans les années 90, nous avons eu le grand bonheur d’en faire cadeau à la ville de Mont-Royal.»
Selon le directeur général, le Centre Rockland a été ouvert en 1959. Sa version initiale était un centre commercial à aire ouverte. D’importants travaux en 1983 en ont fait une propriété fermée, permettant un autre type de relations commerciales.
«On croit beaucoup à cet engagement corporatif, insiste Jacques Gladu, et nous organisons régulièrement et sans sourciller des collectes de sang comme d’autres opérations au sein même du centre d’achats.»
«Nous restons assez discrets, cela va de soi, parce que nous ne tenons pas nous n’avons pas la volonté de surfer sur la notoriété pour nous ce travail corporatif est plus intéressant est important au niveau relationnel. Au Centre Rockland, on a vraiment du plaisir à faire ce qu’on doit faire pour la communauté.»
Peut-on chiffrer la valeur annuelle de ce soutien corporatif ? «Honnêtement non, répond Jacques Gladu, mais quand on fait quelque chose, on fait beaucoup», résume-t-il, en concluant avec le sourire: «Quand on aime, on ne compte pas!»