20 ans au tempo d’Outremont
« Je suis arrivé à L’Express d’Outremont en août 2003 lorsque Transcontinental a lancé L’Express de Mont-Royal. À l’époque, j’étais simple journaliste. Guillaume Picard était rédacteur-en-chef et Stéphane Vinet, l’éditeur. Michelle Leroy et Line Trudeau assumait déjà les ventes. »
« Depuis que les Express sont entrés dans la grande famille Transcontinental (aujourd’hui TC Média), six autres journalistes ont assuré la couverture de l’actualité des deux secteurs : Maxime Labry, devenu directeur de l’information des journaux de la Rive-Sud; Geneviève Allard, chef de pupitre web; Julie Charrette, chef de pupitre et directrice de l’information par intérim pour les Express, Olivier Arbour-Masse, qui travaille actuellement aux sports web chez Radio-Canada; et enfin Anne-Laure Favereaux et Michel Joanny-Furtin. En complément, il y a eu énormément de collaborateurs comme Pascal Elie, qui travaillait à L’Express d’Outremont avant l’ère Transcontinental; et bien sûr, des dizaines de stagiaires. »
« Parmi nos chroniqueurs, on se souviendra en particulier des signatures de Claude Jasmin et Huguette Proulx et, à ce jour, celle de Michel Vézina et Katrine Paradis. »
« Le journal a connu quatre formats : très grand, très long à l’origine, puis grand pour devenir un tabloïd allongé, et enfin un tabloïd depuis 2006; mais L’Express d’Outremont a toujours eu une grille graphique particulière, comme une identité propre. C’est un journal qui a toujours bien marché et qui a connu un réel succès auprès des annonceurs quand la parution est passée de bimensuel à hebdomadaire.»
« Si l’approche rédactionnelle est la même, le journal a changé peu à peu. Les textes se sont réduits alors que les photos ont pris plus d’importance qu’auparavant. Et le web ne nous aura ouvert un lectorat plus large. L’Express d’Outremont développe maintenant un maximum d’informations touchant de proche la communauté. »
« Notre lectorat est resté le même, affirme Marilaine Bolduc-Jacob. C’est une communauté tissée serrée, francophone, très éduquée, et une communauté marchande importante avec des commerces de longue date notamment sur la rue Laurier. »
« À propos du lectorat, notre approche des familles, des jeunes familles en particulier, et, en parallèle, l’ouverture du journal aux communautés, a aussi généré un réel intérêt pour L’Express d’Outremont dans un quartier qui vit un mini baby-boom depuis quelques années et dont le pourcentage d’écoles est parmi les plus élevés au Québec. »
Plusieurs fois primés Hebdo de l’année lors du Grand prix des Hebdos du Québec en 2005, 2006 et 2007, L’Express d’Outremont aura connu les mêmes honneurs au sein du groupe des journaux TC Média et ce, les mêmes années ainsi qu’en 2011.
« La grande force de L’Express d’Outremont, poursuit Marilaine Bolduc-Jacob, c’est sa présence au cœur même de la communauté. Il fait partie de cette communauté d’Outremont. Notre hebdomadaire en a suivi tous les battements de coeur et les coups de gueule; les bons coups comme les mauvais moments; et tous les grands dossiers de cette ville/arrondissement : Le 75e anniversaire du Théâtre Outremont et sa réouverture; le dossier de la gare de triage; la construction du CCI; les défusions, le départ du camion échelle, la Galerie d’art, les trois paliers d’élections, les affaires judiciaires et politiques; le développement de la vie culturelle dont les Trois jours de Casteliers; les progrès du CSMRO et l’engouement exponentiel pour le soccer; tous ces jeunes et leurs exploits; l’intégration des aînés dans le quotidien d’un quartier, etc. »
« D’une certaine manière, L’Express d’Outremont a eu la chance de toujours faire face à la compétition sur ce petit territoire », conclut Marilaine Bolduc-Jacob. « Cet état de fait pousse à l’excellence et fait que notre hebdo reste, nous l’espérons, pour nos lecteurs d’Outremont une source d’information crédible. »