«Mon beau sapin…»
Comme chaque année, l’arrondissement d’Outremont en collaboration avec l’Espace-Temps, organise une vente bénéfice de sapins au profit de la Maison des Jeunes d’Outremont. «On y trouvera même, dit la pub, des couronnes et des accessoires, un service d’installation et de décoration.»
L’arbre choisi pourra être livré sur les territoires d’Outremont, Mont-Royal et Mile-End. Tout se passe à l’aréna d’Outremont, au coin de McEachran et Bates. On a même pensé aux retardataires puisque ces services sont offerts jusqu’au 24 décembre !
«Roi des forêts…»
Cet arbre de Noël souligne une tradition païenne, christianisée au long du Moyen Âge et généralisée à la fin du XVIIIe siècle. Le sapin étant devenu un objet de grande consommation pour le mois de décembre, des plantations uniquement destinées à fournir la demande sont réalisées afin de limiter les coupes dans les bois.
Jusqu’à il y a peu, le « sapin » de Noël était dans environ 70 % des cas non pas un sapin blanc, mais un épicéa commun, arbre moins cher et à croissance plus rapide, mais qui garde ses aiguilles moins longtemps que le sapin de Nordmann, apparu plus récemment sur le marché et qui est en constante progression.
Au Canada, la tradition veut que l’on utilise le sapin baumier qui a la propriété de dégager un parfum fort apprécié. Une autre essence est aussi utilisée au Canada, le sapin Fraser qui ne donne aucun parfum, mais conserve mieux ses épines que le sapin baumier.
Dans le cadre de la tradition chrétienne, l’arbre de Noël ne doit pas être érigé avant la veille de Noël (Oups!), et doit être enlevé douze nuits après, pour l’Épiphanie (les rois). Dans les faits, les décorations des rues démarrent nettement plus tôt et il n’est pas rare qu’un sapin survive jusqu’à la Chandeleur le 2 février peu de jours avant le début du Carême. Soit de la galette (des rois) aux crêpes…
«Ô Tannenbaum…»
La tradition du sapin de Noël est issue de la fusion d’idées chrétiennes avec des traditions païennes plus anciennes. A l’origine, l’église chrétienne était réticente à la tradition du sapin de Noël, car elle l’associait au paganisme, mais elle en renouvela sa symbolique.
En remontant encore le temps, on s’aperçoit que la décoration du sapin vient de l’adoration du dieu païen du Moyen-Orient Baal. Les décorations de l’arbre de Noël sont facilement identifiées comme le soleil, la lune et les étoiles, représentés par des boules et des guirlandes.
Toutefois, il semblerait que les premiers ancêtres du sapin de Noël étaient en fait des chênes, parce que cet arbre est un bon conducteur de la foudre. Dans les villes romaines, des poteaux étaient couverts de branches pour l’occasion.
Si accrocher des décorations représentant des fruits ou des offrandes sur les arbres, est une tradition très ancienne, celle d’y accrocher des bougies est attribuée à Martin Luther.
À Versailles, la princesse Palatine, belle-sœur de Louis XIV avait vainement tenté d’introduire cet usage. En 1738, Marie Leszczyńska l’épouse de Louis XV introduisit un sapin décoré sans trop de succès. Un siècle plus tard, la princesse royale Hélène, bru du roi Louis-Philippe, installe un sapin de Noël est palais des Tuileries à Paris.
Londres succombera à cette tradition en 1841 après l’érection d’un sapin de Noël au château de Windsor par le prince Albert, époux de Victoria. Les États-Unis attendront 1850 avant d’y céder à cette tradition.
L’introduction au Québec a été plus précoce qu’en France. Cette tradition fut introduite dès 1781 par le major général von Riedesel, des troupes de Brunswick. Il planta, à Sorel, le premier sapin de Noël nord-américain.
(Sources: Wikipédia)