L’école Carlyle en danger
Déjà lors de l’annonce de ce scénario au printemps dernier, la conseillère municipale, Erin Kennedy, membre du conseil d’établissement de l’école avait intercédé en faveur de l’école auprès de ladite commission afin que la décision soit reconsidérée.
Selon Michael J. Cohen, en charge des Communications et du Marketing à la CSEM, il ne s’agit pour l’instant que de recommandations. «Toutefois, l’école accueille environ 160 élèves cette année scolaire, alors qu’elle en accueillait près de 400 il y a dix ans…»
La commission scolaire anglophone de Montréal a mis cette réflexion sur le tapis au printemps dernier dans le cadre d’un plan de restructuration, en raison de la baisse démographique chez les écoliers anglophones.
Le ministère de l’Éducation compte 47 106 élèves dans les écoles primaires anglophones et 46 637 élèves au secondaire, soit 10% des écoliers québécois. Six autres écoles sont concernées par cette »recommandation » en plus de l’école Carlyle : les écoles Nesbitt et Saint-Brendan, l’Académie Fraser, l’école secondaire James-Lyng, ainsi que les écoles Saint-Gabriel ou Saint-John-Bosco. Et selon Angela Mancini, présidente de la CSEM, «cette décision aurait dû être prise il y a quelques années déjà…»
Un répit possible ?
«Une grande réunion de toutes les parties concernées permettra de poser toutes les questions le 11 janvier prochain au Collège Rosemont», affirme Michael J. Cohen. «Il y aura beaucoup d’opportunités pour prendre la parole avant les votes.»
Si la fermeture était effective, les écoles mettraient la clé sous la porte à l’issue de l’année scolaire en cours. Selon M. Cohen, les enfants de Carlyle seraient orientés vers l’école Coronation, à Côtes-des-Neiges. Parce que c’est la plus proche qui dispense le même programme scolaire.
D’autres écoles primaires anglophones existent sur le territoire monterois, mais alors il faudrait réaménager le transfert de programmes. Une autre décision sur laquelle les commissaires auront à se pencher.