Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
09:55 24 décembre 2020 | mise à jour le: 24 décembre 2020 à 15:02 temps de lecture: 3 minutes

Un Pointelier dévoué pour sa communauté

Un Pointelier dévoué pour sa communauté
Photo: Coralie Hodgson/Métro MédiaBolivar Gutierrez et Gaétanne Boulanger sont très impliqués au sein de leur communauté.

Pandémie ou pas, le Pointelier Bolivar Gutierrez n’hésite pas à donner jusqu’à une vingtaine d’heures de bénévolat par semaines pour aider les plus démunis. Un moyen pour l’homme de 74 ans d’aider sa communauté, de rester actif, mais aussi de passer du temps de qualité avec sa conjointe Gaétanne.

Que ce soit pour faire de l’accompagnement médical, l’épicerie pour des personnes âgées, ou s’investir au sein d’organismes d’aide alimentaire, M. Gutierrez est toujours prêt à dire oui lorsqu’il reçoit un appel de l’Association des bénévoles de PAT.

« Moralement, je trouve important de penser que j’aide dans ma communauté », explique l’homme originaire d’Équateur.

Habitué d’avoir une vie très active entre son travail et sa famille, celui qui réside depuis 30 ans à Pointe-aux-Trembles s’était retrouvé face à l’ennui lorsqu’il a pris sa retraite en 2017.

Ça a donc été une révélation en 2018 lorsque lui et sa femme Gaétanne Boulanger ont découvert par hasard, en fréquentant le Centre Roussin, que l’Association Bénévole PAT/ME offrait des services d’accompagnement à des aînés pour leurs rendez-vous médicaux.

« J’ai vu tout le travail social de qualité qui se faisait là pour aider les populations plus démunies. J’ai eu envie de rendre service, d’aider des gens qui ont moins de moyens que moi », confie-t-il.

Se dévouer malgré la pandémie

Avec l’arrivée de la pandémie, les besoins de transport médical ont cessé temporairement. M. Gutierrez a donc commencé à faire du bénévolat auprès de banques alimentaires et à faire l’épicerie pour les personnes âgées.

Malgré les défis, il était au poste. Il relate avoir souvent attendu « 40, même 45 minutes » en file à l’extérieur des épiceries pour recueillir les denrées pour des aînés aux mois de mars et avril.

Bien qu’il soit lui-même plus à risque en raison de son âge, il n’était pas question pour lui d’arrêter le bénévolat. « Je me dis que si je reste enfermé a la maison, je vais peut-être mourir d’ennui! Je me dis : j’ai 74 ans, je suis en forme. (…) Je fais attention. (…) Mais je sais qu’il n’y a jamais de risque zéro. C’est un peu comme la foudre. Si ça doit arriver, ça va arriver. »

Travail d’équipe

Plus souvent qu’autrement, M. Gutierrez fait son bénévolat en compagnie de sa conjointe, Gaétanne. Pour M. Gutierrez, l’activité leur permet de passer du temps « de qualité » ensemble.

Chacun a ses forces et faiblesses : le couple se partage ainsi la tâche plus facilement. Par exemple, Mme Boulanger, qui a travaillé en épicerie dans le passé, est plus douée pour choisir les denrées.

« Pour la livraison, elle vient avec moi; elle fait les téléphones et les contacts, moi je fais le travail physique. On se complémente bien ! », s’exclame M. Gutierrez.

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