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Forte augmentation du taux de survie des patients souffrant de leucémie

Photo: Samantha Velandia/TC MEdia

Le taux de survie des patients ayant reçu un diagnostic de leucémie myéloïde chronique (LMC) a bondi au Canada, passant de 68 % à 80 %, selon un rapport publié récemment par Statistique Canada. Cette nette amélioration est attribuable en partie à l’arrivée d’un nouveau médicament qui a «révolutionné» le traitement de cette maladie.

L’Imanitib, médicament qui a fait son apparition au Canada en 2003, limite la prolifération de cellules cancéreuses provoquée par une mutation génétique connue sous le nom de Chromosome de Philadelphie.

«Lorsque l’Imanitib est arrivé au pays, nous avons pu voir une différence substantielle au niveau du ratio de survie de nos patients. De nos jours, il y a très peu de décès liés à ce type de leucémie, ce qui est très encourageant», explique le Dr Lambert Busque, oncologue au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve Rosemont (HMR).

Des résultats remarquables dans l’Est
Présentement, 180 patients souffrant de LCM sont traités à l’aide de ce médicament à l’HMR. Le docteur Busque estime que leur taux de survie se situe au-dessous de 90%.

«Auparavant, nous étions à la merci des greffes de cellules souches afin de combattre cette maladie, ce qui est beaucoup plus difficile pour des questions de compatibilité et de disponibilité.»

Le nombre de greffes pour ce type de cancer a chuté de façon dramatique, selon les données du centre de recherche de l’hôpital, passant d’une quarantaine par an, à la fin des années 90, à seulement quatre ou cinq par année depuis 2003.

De plus, cette «thérapie ciblée» n’a que très peu d’effets secondaires.

«On estime que de 80% à 90% des gens qui prennent ce médicament n’en ont jamais», indique l’oncologue.

Un nouveau défi
Toutefois, les malades qui reçoivent ce traitement doivent prendre le médicament à vie. Un nouveau protocole de recherche pancanadien auquel participent les spécialistes de l’HMR évalue en ce moment la possibilité d’arrêter le traitement chez certains patients lorsqu’il s’est avéré efficace.

«Ce que nous essayons de déterminer, c’est la possibilité d’arrêter le traitement pour ceux dont les cellules cancéreuses sont complètement disparues et qui ne sont pas revenues durant une période de temps déterminée.»

Cependant, le docteur Busque est catégorique; il faut faire «très attention» et toujours suivre les indications de son médecin.

«Nous faisons de la recherche avec des patients qui ont des conditions très spécifiques. Il ne faut pas essayer cela à la maison et arrêter de prendre ses pilules, car cela peut être très dangereux», avertit le médecin.

Selon Statistique Canada, la leucémie représente chaque année 3 % de toutes les nouvelles tumeurs primaires au Canada.

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