Chantal Rouleau condamne les gestes des syndiqués à l’hôtel de ville
« C’est une très mauvaise façon de faire connaître son mécontentement, dit-elle. Ça va à l’encontre de toutes les valeurs de notre société. »
Rappelons que pendant la soirée, des centaines de syndiqués opposés à la réforme des régimes de retraite ont envahi la salle du conseil de Montréal, semant le désordre à l’hôtel de ville.
« Je me préparais à rentrer après la pause que nous avions pris pour aller souper, lorsque j’ai vu une marée de gens qui criaient et mettaient le feu aux poubelles, signale la mairesse. Je me suis sentie comme si nous étions en état de guerre, j’ai su c’était quoi se faire attaquer. »
Elle indique qu’elle n’a pas eu à craindre pour sa vie, mais qu’elle est consciente que plusieurs de ses collègues ont été gravement intimidés et blessés.
« Quand j’ai voulu rentrer à la salle du conseil, on m’a dépêché à sortir en me disant que c’était dangereux. Plusieurs autres conseillers et moi avons pris refuge dans le bureau du maire Coderre. Les manifestants ont alors tenté de défoncer la porte, ils ont cassé des vitres et arraché un ventilateur qui se trouvait sur les lieux. »
Mme Rouleau assure que même si les coûts des dommages n’ont pas encore été dévoilés, ce seront les syndicats qui auront à payer pour la facture qui sera « sûrement très salée ».
« Ils ont voulu donner une leçon aux élus, mais je demanderai aux gens qui ont donné l’ordre d’attaquer l’hôtel de ville de se regarder et de constater la gravité des événements. C’est complétement inacceptable, ils ont enfreint les règles primaires de la démocratie. »
Un choix de société
La mairesse indique qu’elle supporte entièrement la position de Denis Coderre quant à la loi qui vise à reformer le régime de retraite.
« Il est tout à fait justifié de vouloir partager les coûts. Si on veut que nos enfants aient une retraite, il faut penser à un équilibre pour qu’ils n’aient pas à payer la facture pour toutes ces gens qui commettent des actes d’incivilité aujourd’hui », conclut-elle.