Macabre découverte sur le fleuve
Une semaine avant l’incident, un citoyen a remarqué que des carottes avaient été répandues le long de la piste de motoneige qui relie la pointe de l’île et l’île Sainte-Thérèse. Puis, un chevreuil mort a été aperçu le long de la piste. Aucune trace de prédation animale n’était visible sur le corps de l’animal, à l’exception d’une cuisse qui avait été grignotée par une petite bête. Le lendemain, le citoyen est retourné sur les lieux pour découvrir que l’animal avait été dépecé. Il a alors contacté le service SOS braconnage du ministère des Ressources naturelles.
Selon le sergent Beaulieu, la chasse est permise sur l’île de Montréal, mais a certaines conditions. Or, dans le parc-nature, les amateurs ne sont pas autorisés à s’adonner à leur activité, d’autant plus que la chasse n’est pas ouverte durant l’hiver.
Les braconniers s’exposent à des amendes d’environ 2000 $ pour chasse en temps prohibés, plus 2000 $ pour possession illégale de cerf, car il est interdit de récupérer un animal mort ou blessé, prévient l’agent Beaulieu.
Par contre, il n’est pas interdit d’appâter les animaux, bien que M. Beaulieu le déconseille puisque cela peut favoriser les attroupements de bestiaux, ce qui peut causer des accidents de la route. L’agent de la faune ne recommande donc pas de contacter les services de la faune si des résidents aperçoivent des appâts.
Par contre, si un citoyen aperçoit quelqu’un avec une arme à feu, il est déconseillé d’intervenir. L’agent Beaulieu avise plutôt de fournir une description des plus détailler, incluant les plaques d’immatriculation si possible, au Service de police de la Ville de Montréal. Les citoyens qui voudraient signaler du braconnage peuvent contacter SOS braconnage au 1 800 463-2191.