Tomassi, victime de son nom?
C’est parce qu’il s’appelle Tomassi, et non, par exemple, Bergeron, qu’on le pointe du doigt, proteste le bailleur de fond du parti libéral du Québec (PLQ).
Il donne d’autres exemples de personnes dont le nom italien a défrayé les manchettes ces derniers temps, comme le président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, qui a visité le domaine de Sagard, qui a appartient au riche homme d’affaires Paul Desmarais.
« Madame la vice-première ministre a été séjourner au domaine de Sagard, [le premier ministre Jean] Charest y a été. Mais là, qui est-ce qui y a été?, se demande ironiquement Donato Tomassi. C’est Sabia. Sabia, c’est un Italien. Ça fait que tout le monde frappe Sabia. »
De la jalousie?
Selon Donato Tomassi, certaines personnes envient les accomplissements de Tony Tomassi. « Il a trop fait, il a trop livré de marchandise en très peu de temps, dit-il. C’est un grand travaillant, M. Tony Tomassi. »
« Si vous regardez [l’ancien député de LaFontaine Jean-Claude] Gobé, ce qu’il a fait en 18 ans dans le comté, et ce que Tomassi a fait en sept ou huit ans, moi je pense que la réponse est là, ajoute-t-il. Il y a de la jalousie partout.
« Aujourd’hui, la presse est trop exigeante, poursuit-il. Parce qu’ils sont tous coupables [les politiciens aux yeux du public]. Un petit accrochage, une petite affaire, une pomme, une poire, un voyage en Floride, un autre à Toronto. Qu’est-ce que tu veux, c’est comme ça la vie. »
Même si Tony Tomassi est absent à l’Assemblée nationale, le père du député croit que les électeurs de LaFontaine sont satisfaits du travail du politicien.
« Il travaille dans son comté, rien ne manque à ses électeurs, mentionne-t-il. Il n’y en a pas un qui se plaint. Parce que tous leurs problèmes, il s’en occupe. Il s’en occupe mieux que quand il était ministre. »
Invité à commenter la sortie de Donato Tomassi, M. Gobé, qui travaille maintenant pour la Coalition avenir Québec (CAQ), affirme que les électeurs seront les seuls aptes à juger du député Tomassi. Celui qui a été député de 1985 à 2003 n’a toujours pas pris sa décision quant à savoir s’il se portera candidat lors des prochaines élections.
Tony Tomassi, un ancien ministre de la Famille expulsé du caucus par le premier ministre Jean Charest le 5 mai 2010, se présentera par avocat interposé au palais de justice de Québec le 6 mars prochain afin de déterminer s’il sera jugé devant le juge seul ou avec jury, avec ou sans enquête préliminaire.
Les trois chefs d’accusation qui pèsent contre lui veulent qu’il ait :
-reçu une récompense, un avantage ou un bénéfice provenant d’une personne faisant affaire avec le gouvernement;
-reçu un prêt, une récompense, un avantage ou un bénéfice de l’homme d’affaire Luigi Coretti, qui lui aurait prêté une carte de crédit appartenant à son agence de sécurité BCIA, en échange de l’influence de l’ancien ministre;
-abusé de la confiance de la population en raison de la fonction de député qu’il occupe.