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Les pancartes qui tombent

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Qu’arrive-t-il lorsqu’une pancarte électorale chute et endommage quelque chose? C’est la question que s’est posée l’Informateur après qu’un lecteur eut écrit que sa voiture a été endommagée par l’« icône » géante du candidat libéral Marc Tanguay.

« Ç’a grafigné mon char sur le capot, la vitre, le toit et un rétroviseur », rapporte Rene Sam Brown lorsque joint au téléphone. Cet incident fâcheux s’est produit le 22 mai, vers 15 h 30, sous le pont du boulevard Rodolphe-Forget.

Au moment de mettre sous presse, l’homme, un partisan libéral depuis toujours, attendait toujours de connaître le coût exact des dommages causés par cette chute inusitée.

Au Parti libéral du Québec, Maximilien Roy, le coordonnateur aux communications, ne peut cacher son étonnement devant cette situation. « C’est assez léger, je ne vois pas quel type de dommages ça peut faire, expose-t-il. Honnêtement, c’est la première fois que j’entends parler de ça. Je ne saurais pas quoi vous répondre, je ne peux pas vraiment commenter là-dessus. »

Questionné à propos des règles entourant l’affichage électoral, un porte-parole du Directeur général des élections (DGE) renvoie le journal à certains articles de la Loi électorale.

Selon un premier article, les « affiches se rapportant à une élection doivent […] ne pas compromettre la sécurité routière ni la sécurité publique ».

Dans un deuxième article, il est indiqué que les « matériaux utilisés pour les affiches et leurs supports doivent être de bonne qualité et les affiches et leurs supports doivent être sécuritaires et maintenus en bon état ».

De 500 $ à 2000 $

Plus loin, la Loi stipule que celui qui fixe son affiche avec une « armature de métal ou de bois » ou « à l’aide de clous ou de broches métalliques ou d’un support pouvant endommager le poteau ou y laisser des marques à demeure » est passible d’une amende qui va de 500 $ à 2000 $.

Il n’est toutefois pas possible de savoir de quelle façon était installée la pancarte qui a percuté le capot de la voiture de M. Brown. Généralement, les partis politiques utilisent des attaches de plastique (tie-wraps).

Dans le cas contraire, M. Brown pourrait porter plainte au DGE qui mènerait sa propre enquête. Mais même si le parti fautif était mis à l’amende, le plaignant n’obtiendrait aucune compensation. Pour ce faire, il devrait se tourner vers les tribunaux.

Le fidèle partisan libéral semble néanmoins écarter cette option. « Je trouve que la politique, c’est comme une famille : on n’a pas le choix de vivre avec », lance-t-il en riant.

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