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Billette en veut plus, la Ville refuse

Bousquet-Richard Simon - TC Media
L’affaire Billette n’est pas terminée. L’ancien directeur général de la ville de Montréal-Est, André Billette, a envoyé une lettre au conseil. Dans celle-ci, il demande des conditions supérieures à celles établies par le jugement de la Commission des relations du travail (CRT). Le conseil a refusé.

Le maire, Robert Coutu, avait déjà annoncé l’acceptation du jugement du CRT et le vote officiel devait se tenir avant le 25 février. Lors de la séance extraordinaire du 22 février, le conseil a effectivement accepté de verser les 388 000 $ et de réintégrer André Billette à son poste. Une portion de la somme proviendra d’un fonds spécial qui avait été mis sur pied en prévision d’une défaite de la Ville dans ce dossier.

À la veille du conseil, M. Billette a fait parvenir une proposition d’entente sur les modalités de la réintégration à son poste. Dans ce document, M. Billette réclame 252 672 $ ainsi que diverses autres conditions, notamment un salaire supérieur au jugement du CRT.

« Je ne comprends pas qu’il nous envoie ça à la dernière minute. Ça fait 11 jours que le jugement est tombé. Le délai était de 15 jours pour le réintégrer », a maintenu le conseiller Michel Bélisle.

Le tollé au conseil

Lors du vote de rejet de cette proposition d’entente sur les modalités de réintégration soumise par M. Billette, tous les conseillers, à l’exception de la conseillère Sylvie Dauphinais, ont rejeté l’offre, ce qui a soulevé un véritable tollé dans la salle du conseil.

Plusieurs citoyens et élus se sont indignés que Mme Dauphinais vote en faveur d’une entente qui couterait plus cher que ce que la Ville devra déjà débourser. Par ailleurs, la conseillère s’est défendue en exposant qu’elle était surtout en désaccord avec la façon de rejeter l’offre.

« Prenant en considération que c’est sûr que M. Billette revient, pour que les conditions de travail soient meilleures, je crois qu’il aurait fallu que le conseil s’assoie avec lui pour en discuter, plutôt que de rejeter la proposition du revers de la main. Ça ne veut pas nécessairement dire qu’on aurait tout accepté », a exposé Mme Dauphinais.

Ce à quoi le maire a répondu « le 15 février, j’ai tenté de contacter M. Billette, je lui ai laissé un message, mais il n’a pas répondu avant le 21. »

M. Billette ne reviendra pas sur un siège éjectable, son contrat de travail sera indéterminé, comme celui qu’il avait avant son départ. La Ville ne pourra donc pas le congédier à moins de motifs sérieux. Cependant, si M. Billette ne se présente pas au travail, il n’aura pas droit aux avantages liés à sa retraite, par exemple.

Le départ de Lemay

Le conseil a également voté pour la fin du contrat du directeur général qui avait succédé à M. Billette, Louis Lemay. Conformément à son contrat de travail, M. Lemay recevra six mois de salaire, soit environ 65 000 $.

Mme Dauphinais a voté contre « j’ai entendu quelque part que puisque M. Billette n’aurait pas dû être congédié, le contrat de M. Lemay devient caduc. Il serait donc illégal de payer cette indemnisation à M. Lemay. »

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