Un concours pour stimuler les jeunes entrepreneurs
Afin d’encourager les jeunes entrepreneurs à reprendre le flambeau du milieu des affaires à Anjou, un concours a été mis sur pied pour leur donner un coup de main à démarrer ou optimiser leur entreprise.
Le nouveau projet, lancé par le Centre local de développement (CLD) d’Anjou, s’adresse aux jeunes entrepreneurs âgés entre 18 et 35 ans. Ils ont jusqu’au 6 janvier 2012 pour soumettre leur candidature au concours « Entreprenariat Anjou 2012 » et rafler l’une des trois bourses offertes (7 500$, 5 000$ et 3 000$).
« Il y a encore des jeunes qui cherchent leur voie. Le concours est un moyen de donner de l’espoir aux jeunes. C’est un encouragement financier qui peut les motiver », affirme Gilles Laplante, directeur général du CLD.
Départ massif à la retraite – En plus de venir en aide financièrement aux jeunes, par le biais de bourses et de prêts gouvernementaux, le CLD veut aussi les inciter à prendre conscience des besoins qui prennent forme dans le milieu des affaires.
Le Québec devra composer avec le départ massif d’entrepreneurs à la retraite aux cours des prochaines années. Jusqu’en 2020, ce sont près de 100 000 entrepreneurs qui prendront un nouveau départ. Et Anjou n’est pas à l’abri avec le troisième plus grand parc industriel de la métropole, qui occupe la moitié de son territoire.
« Il va y avoir une rareté des entrepreneurs et on ne voudrait pas que les entreprises en place deviennent des filiales », s’inquiète M. Laplante.
Peu de terrains libres – Pour l’instant, presque tous les terrains du parc industriel d’Anjou sont occupés. Il s’agit d’ailleurs d’une des faiblesses du territoire, comme il est mentionné dans le Plan d’action local pour l’économie et l’emploi 2009-2012.
Toutefois, M. Laplante est convaincu que les jeunes entrepreneurs intéressés à s’installer à Anjou pourraient se tourner vers la reprise des entreprises existantes pour « ne pas les fermer ».
Le mobilier industriel et commercial tend à devenir désuet, comme il est indiqué dans le rapport, ce qui pourrait constituer un défi de revitalisation pour ces jeunes entrepreneurs.
Par ailleurs, M. Laplante insiste sur la diversité des entreprises industrielles existantes. « Elles ne sont pas branchées sur un seul créneau et il y aura toujours des emplois à combler », ajoute-t-il.
Actuellement, les secteurs où l’on retrouve le plus grand nombre d’entreprises sont la fabrication (manufactures), le commerce de gros et le commerce au détail.
À Anjou, 82% des entreprises ont moins de 50 employés.
Conditions du concours en bref
Avoir l’intention de démarrer une nouvelle entreprise ou un projet d’expansion pour les entreprises existantes
L’entreprise doit être en fonction depuis moins de deux ans et exploiter le territoire d’Anjou
Le promoteur doit détenir au moins 50% des actions de l’entreprise
Pour plus de détails sur le concours: www.cldanjou.com
L’entrepreneurship au Québec
De 2010 à 2015, 43 000 entrepreneurs prévoient vendre ou transmettre leur entreprise. Seulement la moitié de ce nombre désirent reprendre ces entreprises.
Jusqu’en 2020, 98 000 entrepreneurs partiront à la retraite et 60 000 nouveaux entrepreneurs prendront la relève.
Moins de 50% des releveurs potentiels de 18 à 34 ans se considèrent suffisamment compétents pour reprendre une entreprise.
* tiré du rapport de la Fondation de l’entrepreneurship « La relève est-elle au rendez-vous au Québec » (2010).