L’avenir de l’industrie pétrochimique à La Pointe-de-l’Île selon les candidats
Afin d’aborder les enjeux locaux pendant cette campagne électorale, TC Media a invité les candidats des bpartis présents aux débats à répondre volontairement à une réponse par semaine sur des sujets relatifs à votre circonscription.
À chaque semaine, jusqu’au scrutin du 19 octobre, les candidats sont donc invités à répondre à une question, choisie par la rédaction, en un maximum de 150 mots. Voici donc la première question à laquelle ont répondu les six candidats de La Pointe-de-l’Île.
Quelle est votre vision de l’avenir de l’industrie pétrochimique dans la circonscription ?
Mario Beaulieu – Bloc québécois
L’industrie pétrochimique occupe une place importante dans la structure économique de La Pointe-de-L’Île. Ses membres sont notamment regroupés dans l’Association industrielle de l’Est de Montréal.
J’entends soutenir ces acteurs économiques dans leurs efforts pour favoriser un modèle de développement durable pour l’avenir, axé sur la sécurité, s’appuyant sur l’innovation et les technologies propres.
Il faut par exemple faire une distinction entre le projet Enbridge, soutenu par notre milieu et créateur d’emplois dans La Pointe-de-l’Île, bien que nécessitant davantage de mesures sécuritaires, et le projet de pipeline Énergie-Est qui comporte des risques environnementaux inacceptables par rapport à des retombées économiques minimales.
Contrairement au Nouveau parti démocratique qui tient un double discours à cet égard, le Bloc Québécois s’oppose clairement à Énergie-Est et demande à M. Harper, M. Trudeau et M. Mulcair de dire franchement aux Québécois si oui ou non, ils vont laisser les Québécois avoir le dernier mot sur ce projet.
David Cox – Parti vert du Canada
La vision, un mot très intéressant pour une industrie qui n’a selon moi aucune vision pour notre communauté.
Permettez-moi de vous poser quelques questions: Combien de citoyens savent réellement ce qui se trouve dans les installations pétrochimiques de Pointe-aux-Trembles? Savons-nous quels produits dangereux sont stockés juste à côté des écoles de nos enfants ? Les entreprises de pétrochimie surveillent-elles adéquatement le contenu de leurs installations?
Je ne suis pas prêt à laisser ma communauté se rapprocher d’une plus grande quantité de produits chimiques dangereux. Je veux pouvoir planter des légumes dans mon jardin sans m’inquiéter du niveau de toxicité de la terre. Je veux respirer de l’air pur et boire de l’eau saine. Rien de tout cela n’est possible dans notre communauté actuellement avec les installations pétrochimiques qui nous entourent.
Pour nos enfants et pour les enfants de nos enfants il est temps de fermer ces installations qui sont des dinosaures dysfonctionnels et investir dans un avenir plus vert.
Jean-François Larose – Forces et démocratie
En plus d’avoir contribué à l’essor de La Pointe-de-l’Île, l’industrie pétrochimique offre encore des emplois de qualité à des milliers de personnes et permet à des familles de participer à la vie et au dynamisme du comté.
J’ai déjà mentionné mon intention de faire de La Pointe-de-l’Île un pôle de l’économie verte avant que nous subissions l’impact de la réduction de notre dépendance au pétrole.
La transition vers des énergies renouvelables représente même une opportunité pour l’industrie pétrochimique.
En effet, même si cela semble paradoxal, le pétrole permet de réduire notre consommation de pétrole.
Produits isolants pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, pellicules pour sceller les toits et en faire des espaces verts, meilleurs lubrifiants pour l’efficacité énergétique des machines de toute sorte, sont autant d’avenues qu’il faut développer et que la présence d’une industrie pétrochimique chez nous rend possible.
Guy Morissette – Parti conservateur du Canada
Le Parti conservateur du Canada entrevoit un bel avenir pour cette industrie clé de La Pointe-de-l’Île, grâce à l’apport considérable qui pourrait venir d’Énergie Est.
En effet, notre gouvernement croit qu’il est important que du brut canadien de l’Ouest puisse être acheminé vers les raffineries de La Pointe-de-l’Île et, éventuellement, soit exporté vers de nouveaux débouchés à l’étranger, puisque cela contribuera à la prospérité de notre circonscription en y créant des emplois de qualité.
Énergie Est permettrait aux raffineries de La Pointe-de-l’Île de traiter beaucoup plus de pétrole canadien et d’améliorer notre sécurité énergétique en rendant notre pays moins dépendant du pétrole étranger.
Cela étant dit, notre gouvernement permettra à ce projet d’aller de l’avant seulement quand celui-ci aura démontré hors de tout doute qu’il est sécuritaire pour les Pointeliers et les Montréalestois, à la suite d’un examen environnemental et réglementaire indépendant, fondé sur la science.
Ève Péclet – Nouveau parti démocratique
L’industrie pétrochimique est un secteur qui contribue depuis longtemps à l’économie de La Pointe-de-l’Île en soutenant les commerçants locaux et en procurant des emplois de qualité à de nombreux travailleurs et travailleuses.
Il faut soutenir nos entrepreneurs tout en planifiant l’avenir pour s’assurer de la diversité économique de nos entreprises.
Nous pensons que les projets mis de l’avant doivent respecter les normes environnementales les plus strictes, être pensés dans l’optique du développement durable et de la réduction de l’empreinte écologique.
Nous devons aussi travailler avec les acteurs du milieu et nos partenaires pour s’assurer de mettre en valeur l’expertise que nous avons la chance d’avoir dans La Pointe-de-l’Île afin qu’elle serve à ouvrir la voie à la chimie verte et aux technologies propres.
Il faut cesser de subventionner les énergies fossiles pour réinvestir dans les énergies et les technologies durables et soutenir la recherche et le développement. Protéger les emplois d’aujourd’hui tout en investissant pour les générations futures.
Marie-Chantale Simard – Parti libéral du Canada
Le renversement du pipeline d’Enbridge, opposé par M. Mulcair et critiqué par Ève Péclet, représente une certaine opportunité. Par contre, nous ne pouvons pas seulement compter sur les multinationales.
Il faut promouvoir une recrudescence des petites entreprises en pétrochimie, via une baisse d’impôts et des programmes de formation.
Aussi, notre comté est uniquement positionné pour prendre le tournant vert, comme la production de bioénergie via la biomasse Le parti Libéral investira 100 M$ pour promouvoir l’émergence d’entreprises de technologie verte.
Pour celle qui se doit de nous représenter, elle a eu trop peu de rencontres avec les représentants de l’industrie pétrochimique.
Il n’y a pas de choix à faire entre l’économie et l’environnement, ils sont indissociables. Toutefois, Mme. Péclet semble, selon moi, hostile aux compagnies pétrolières et ne proposent aucunes alternatives. Je saurai être, en tant que scientifique et entrepreneure, la meilleure pour allier environnement et économie.