Rivière-des-Prairies

Rivière-des-Prairies : situation stable mais des parcs toujours inondés

Rivière-des-Prairies :  situation stable mais des parcs toujours inondés
Photo: Clara Loiseau / Informateur

Dans Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, la crue printanière est très loin d’avoir causé les mêmes ravages que dans l’ouest de l’île de Montréal, mais elle a tout de même inondé quelques parcs et terrains riverains de la rivière des Prairies. Si la situation est bénigne cette année, elle pourrait s’aggraver en raison des changements climatiques.

Une partie du parc André-Corbeil-dit-Tranchemontagne est fermée au public, entourée de cordons de sécurité en raison de la montée des eaux. La chaise géante Adirondack est également partiellement sous l’eau.

Même chose pour le parc Moulin-du-Rapide qui voit ses bords d’eau immergés et laissant les tables de pique-nique aux bernaches le temps que l’eau redescende.

Propriétaire d’une résidence au bord de l’eau, Ali Abdali voit une petite partie de sa cour submergée. Habitant depuis une vingtaine d’années, il a pris l’habitude de voir depuis quelques années son jardin inondé. « La maison est plus haute, donc je ne suis pas inquiet parce que ça ne montera jamais jusqu’à là, mais le jardin on accepte » explique-t-il.

Également citoyen de l’arrondissement, Jacques Therrien confirme que le niveau de l’eau est « plus haut qu’en 2017 », mais ne pense pas que le quartier sera submergé dans les prochaines années en raison de la hauteur des habitations.

Comme l’indique Christian Lauzon, chef de division aux travaux publics de l’arrondissement, « pour le moment, tout va très bien de notre côté et on n’est pas près d’un débordement de la rivière sur le boulevard Gouin ou près d’une maison ».

Caroline Bourgeois, mairesse de Rivière-des-Prairies Pointe-aux-Trembles, souligne que le secteur « a eu de la chance de ne pas avoir été impacté et les maisons n’ont pas été inondées ». Comme celle d’Alain Dupuis, également propriétaire d’une résidence au bord de la rive. Ce dernier explique être passé à travers les crues de cette année et de 2017. D’après lui, il faudrait encore une montée de 50 centimètres pour que l’eau atteigne sa demeure.

Protection pour l’avenir
Certains experts comme Philippe Gachon, directeur du Réseau Intersectoriel Inondations du Québec, estiment que « l’est de Montréal sera de plus en plus à risque d’être inondé ».

Cet avis a été entendu par Mme Bourgeois pour qui « la situation et l’évolution des changements climatiques » sont inquiétants. Elle affirme « tirer des leçons de ce qu’il se passe actuellement ». Comme elle le spécifie, le quartier n’étant pas à risque immédiat, les « services sont à pied d’œuvre, en collaboration avec le centre de sécurité civile, dans la surveillance » de certaines zones. Elle garantit déjà réfléchir aux « meilleures pratiques pour protéger la population ».