Montréal-Nord

Complexe sportif Marie-Victorin : Plus de 7M$ pour refaire le toit

Complexe sportif Marie-Victorin : Plus de 7M$ pour refaire le toit
Photo: Gracieuseté

Trois ans après l’avoir acquis au coût de 18,5M$, la Ville de Montréal devra débourser 7M$ pour protéger la structure du toit du Complexe sportif Marie-Victorin. Des infiltrations d’eau répétées ont « traversé les plafonds et les murs des bureaux des employés, causant le report ou l’annulation d’importantes activités », selon la Ville.

Le bâtiment, construit il y a moins de dix ans, devra ainsi déjà subir d’importants travaux, dont le remplacement du revêtement existant et des murs qui séparent le terrain de soccer et les bureaux.

Selon la ville-centre, l’entrepreneur aurait fait un mauvais choix de matériaux et de type de membrane de toiture.

« La construction de la toiture d’origine n’est pas à la hauteur de la qualité d’un ouvrage sportif de cette envergure ».

Pourtant, avant d’acquérir le centre sportif en septembre 2016, la Ville disposait d’un rapport d’inspection avant achat qui indiquait déjà que « des investissements majeurs [seraient] requis, à court et à moyen terme, pour s’assurer le maintien de l’actif ». Ce rapport mettait d’ailleurs en avant l’état de l’édifice en termes de vétusté et de défectuosité des installations.

« Nous étions donc au courant du problème des infiltrations d’eau et de la qualité de la membrane de la toiture », explique Linda Boutin, chargée de communication pour la Ville de Montréal.

Un problème récurrent

Linda Boutin confirme que depuis l’acquisition du complexe sportif en 2016, la Ville a eu à traiter chaque année des problèmes d’infiltrations d’eau. Les désagréments seraient devenus de plus en plus importants, « en particulier à l’hiver 2019 ».

En raison de son dôme architectural, « le déversement de la neige, de la glace et de la pluie se fait sur des toits situés plus bas, ce qui amène une plus grande pression et effort physique sur les membranes des toitures ».

Réduction des émissions de GES

En plus des réparations structurelles, le contrat vise également le remplacement des treize systèmes de ventilation et réfrigération, et d’une unité de ventilation intérieure « qui dessert plusieurs locaux ». Ces systèmes, qui fonctionnent actuellement grâce au gaz, seront changées par des unités alimentées en électricité. Cela permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 134 Tonnes d’équivalents de CO2 par année, selon la Ville de Montréal.

Un seul soumissionnaire, Provoca inc., a répondu à l’appel d’offres émis par la ville-centre au mois de juin.

Pas la fin des réparations

La Ville de Montréal indique également que d’autres travaux seront effectués au Complexe sportif Marie-Victorin. Les interventions futures concerneront notamment la remise en état du revêtement extérieur du bâtiment, des murs et planchers intérieurs ou encore la mise aux normes de l’ascenseur.

L’entreprise qui a bâti le complexe sportif, Di Lillo Construction, n’a pas répondu à nos demandes d’entrevues.