Rivière-des-Prairies
11:52 20 août 2020 | mise à jour le: 20 août 2020 à 11:52 temps de lecture: 2 minutes

Des organismes veulent ramener les jeunes à l’école

Des organismes veulent ramener les jeunes à l’école
Photo: Getty Images

À l’aube d’une rentrée scolaire ne pas comme les autres, des organismes ne veulent pas laisser tomber les jeunes les plus vulnérables. Détresse psychologique, décrochage scolaire…les défis s’annoncent nombreux cet automne.

La directrice de la Maison des jeunes de Rivière-des-Prairies, Constane Vincent, anticipe un automne difficile. «Le retour à l’école est un grand stress, surtout pour les jeunes qui avaient des difficultés avec l’école à distance», explique-t-elle.

Depuis la mi-juin, une psychoéducatrice est présente une fois par semaine pour soutenir les jeunes en prévision de la rentrée.

Isaïca Ismaël vient en alternance les mardis et jeudis. Elle apporte un soutien clinique à l’équipe d’intervenantsen plus de faire des suivis directement avec les jeunes. «Ils ne savent pas à quoi s’attendre pour la rentrée. Ceux qui ont des problèmes d’apprentissage vivent un stress supplémentaire.»

Mme Vincent a peur que ce stress ne se traduise par une recrudescence du décrochage scolaire dans le quartier.

La persévérance scolaire au temps de la pandémie

Les prochaines semaines seront cruciales pour que les jeunes reprennent le chemin de l’école, selon la directrice générale de Réseau réussite Montréal, Andrée Mayer-Périard.

Elle craint que les mois de confinement aient des effets désastreux sur la persévérance scolaire, en nette amélioration depuis une décennie. «On sait que les périodes d’interruption sont très critiques pour les jeunes vulnérables, explique-t-elle. […] On a peur que des jeunes abandonnent ou reportent leur projet d’études.»

Réseau réussite Montréal lance une vaste offensive pour ramener les jeunes sur les bancs d’école. Le réseau composé d’intervenants du milieu scolaire, communautaire et institutionnel a notamment l’intention d’interpeller les employeurs pour s’assurer qu’ils libèrent les jeunes à temps pour la rentrée.

Des capsules vidéo et des camions-crieurs lanceront également des messages aux parents et aux jeunes.
Il faudra toutefois attendre la rentrée pour mieux cerner les effets de la pandémie sur le décrochage scolaire, le temps de voir si oui non, les jeunes ont repris le chemin de l’école.

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