Rivière-des-Prairies
17:18 14 octobre 2020 | mise à jour le: 15 octobre 2020 à 12:25 temps de lecture: 3 minutes

Violence armée à RDP: des groupes «précis» en cause

Violence armée à RDP: des groupes «précis» en cause
Photo: Archives/Métro MédiaCinq incidents violents impliquant une arme sont survenus depuis mai à Rivière-des-Prairies.

Les incidents de violence armée survenus à Rivière-des-Prairies au cours des derniers mois sont le fait de groupes précis et contrastent avec le passé du poste 45, où la criminalité est en baisse depuis dix ans.

«On ne voyait pas ça avant», résume en entrevue avec Métro, Éric Breton, chef du Poste de quartier(PDQ) 45 depuis mai.

La criminalité a en effet diminué de 31% en l’espace de dix ans (2007-2018), selon un rapport du SPVM sur le profil de la criminalité à Rivière-des-Prairies paru en juillet 2018. Cette baisse était toutefois inférieure à celle observée dans l’ensemble de l’île de Montréal, établie à 36% pour la même période.

Des groupes «précis»

Des incidents violents survenus dans Rivière-des-Prairies cette année sont «toujours inquiétants», mais sont le fait de groupes isolés, indique le commandant.

Un constat partagé par l’organisme Équipe RDP. «Ce sont des tensions qui existent dans des groupes très précis. Ça ne doit pas alerter les gens de Rivière-des-Prairies», croit le directeur, Pierreson Vaval.

Ces groupes ont profité du déconfinement pour régler des comptes qu’ils n’avaient pas pu régler avant, tente-t-il en guise d’explication.

«Pour le moment, ce sont des conflits qui visent des groupes de jeunes très précis. On n’a pas de raisons de croire que ça va dépasser ce cadre-là.» – Pierreson Vaval, directeur d’Équipe RDP

Une vision à long terme

Il faudra attendre quelques années pour voir si ces incidents traduisent une véritable hausse de la criminalité à Rivière-des-Prairies, souligne le commandant Breton.

L’augmentation des crimes contre la personne rapportés à la police entre 2018 et 2019 pourrait être attribuable à des changements de pratiques au sein des forces policières, selon lui.

Depuis 2019, les agents sont tenus de remplir des rapports pour les voies de fait et les querelles même si aucune plainte n’est déposée, soutient-t-il.

Dans le cas des agressions sexuelles, l’augmentation des cas rapportés coïncide avec le mouvement Moi Aussi.

Plus d’effectifs jusqu’à Noël

Le PDQ 45 travaille en collaboration avec le poste 39, dans Montréal-Nord, dans le dossier de la criminalité.

Le commandant Breton indique avoir augmenté ses effectifs à la mi-septembre, mais n’a pas dévoilé le nombre d’agents supplémentaires sur le terrain pour des «raisons stratégiques».

Il indique toutefois que ces nouveaux policiers resteront en poste jusqu’en décembre.

De son côté, l’organisme Équipe RDP intensifie son intervention sur le terrain pour s’assurer que les tensions ne débordent pas.

«La police peut faire certaines choses, mais on doit aussi accompagner les jeunes pour qu’ils règlent leurs confits autrement que par la violence», souligne Pierreson Vaval.

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