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Une cuisine collective en manque de relève

Jeanson Anne-Laure - TC Media
La cuisine collective amicale Petite-Patrie, située dans le sous-sol de l’église Saint-Ambroise, risque de disparaître, faute de relève.

Sa responsable, Andrée Tessier, cessera d’en assurer le fonctionnement après neuf ans de services. « J’ai adoré ça, je suis triste de partir. J’aime cuisiner et ici, c’est très agréable », dit-elle.

Âgée de 74 ans, Mme Tessier doit se faire opérer au genou et ne peut plus continuer.

Plusieurs personnes l’ont contactée, désireuses de s’inscrire aux cours de cuisine, mais aucune ne souhaite  reprendre le flambeau.

Deux après-midi par semaine

Mme Tessier, qui avait une popote roulante avant de s’occuper de la cuisine collective, avait l’habitude de faire les commissions, établir les recettes et assurer la formation des participants.

Les cours avaient lieu deux fois par semaine, les mardis et les jeudis après-midi, pour un nombre limité de cinq personnes par session. Elle leur apprenait la recette d’une soupe, un plat et un dessert.

« Il y avait toujours une dégustation à la fin et chacun pouvait repartir avec ce qu’il voulait pour le prix de 2, 3 ou 5 $ », dit-elle.

Personnes diabétiques

Une fois par semaine, Mme Tessier dédiait un cours aux personnes diabétiques.

« Je leur montrais qu’ils pouvaient bien manger, tout en faisant attention. Souvent, les personnes âgées qui venaient ne savaient pas bien ce qu’ils avaient le droit de manger », note la cuisinière.

Dégât d’eau

L’organisme ne rouvrira pas en septembre, selon Mme Tessier. Victime d’un dégât d’eau, il y a une semaine, le sous-sol de l’église a été inondé et l’odeur d’humidité est encore très forte.

Sans relève, l’organisme, qui dispense des cours de cuisine santé depuis 1993, sera dans l’obligation de cesser ses activités.

Pour contacter Mme  Tessier : 514 722-3804.

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