Une porte sur deux aura son bac brun ce printemps
Avec une telle offre, Rosemont – La Petite-Patrie est de loin l’arrondissement où le nombre de bacs bruns distribués est le plus élevé sur l’île de Montréal (le deuxième étant Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, avec 8000 bacs distribués) ce qui fait dire à son maire, François W. Croteau : « On n’est pas dans la même ligue [que les autres quartiers] ! Pour nous, il est clair que l’on veut atteindre l’objectif du zéro déchet, fixé par le gouvernement, avant 2020. Pour cela, il faut changer les comportements maintenant, pour ainsi entrer dans notre mode de vie de tous les jours cette nouvelle façon de faire. Donc, dès 2015, toutes les résidences auront leur bac brun. »
Cette année, c’est un ajout de 15 000 portes qui seront de la collecte des résidus alimentaires.
Les nouveaux secteurs sont constitués d’extensions des territoires déjà pourvus de cette offre. Au regard de la nouvelle carte, seul le centre de l’arrondissement se retrouve maintenant avec une offre inexistante au niveau de la collecte des matières alimentaires (entre la rue Bélanger, les boulevards Saint-Michel et Saint-Joseph et la 31e Avenue).
« Il faut s’assurer que la charge de travail de nos équipes soit équilibrée, justifie le maire. À chaque fois que l’on ajoute une collecte de résidus alimentaires dans un secteur, on enlève une collecte des déchets. Il faut donc adapter en ce sens les horaires et les tâches de ceux qui ramassent les déchets. »
Les résidus alimentaires étant plus nombreux dans les maisons après la fin de semaine, c’est le lundi ou le mardi suivant que se fait donc la collecte des bacs bruns. La collecte des déchets, elle, se déroule à la fin de la semaine, soit le jeudi ou le vendredi.
« Dans nos poubelles, il y a 40 % de matières organiques, 40 % de matériel recyclable et 20 % de vrais résidus. On tend donc à diminuer ce qui s’en va au dépotoir », indique pour sa part le chef de division des études techniques à l’arrondissement, Pierre Morissette.
Pas d’obligation pour les commerces
La collecte des matières alimentaires n’inclut pas les artères commerciales, pour le moment.
« C’est plus difficile pour eux de trouver un endroit pour ajouter un autre bac qui sera, en plus, plus gros, compte tenu du volume d’un commerce versus un logement. Mais on pense que lorsque le résidentiel sera complété, on pourra faire les artères commerciales », laisse entendre M. Morissette.
Les milliers de petits bacs bruns collectés prennent actuellement le chemin de Berthierville. Le maire Croteau espère voir cela changer rapidement avec la construction prochaine d’une usine de bio méthanisation dans l’est de la Ville et d’un centre de compostage dans Saint-Michel, « pour ainsi économiser sur le transport et les coûts de la collecte. »