Hausse du prix de l’entrée et du maïs soufflé au Beaubien
La conversion au numérique de l’ensemble des salles de l’endroit – au coût de 500 000$ – n’est pas la cause principale de ces augmentations à venir, nous explique le directeur général du cinéma Beaubien, Mario Fortin.
« Ce n’est pas le prix des nouveaux équipements qui entraînera ces hausses. Déjà, on demande un supplément pour la 3D de deux dollars, ce qui est raisonnable, selon nous. Partout ailleurs c’est trois ou quatre dollars de plus pour cette technologie.
« Ce qui va entraîner la hausse au guichet, poursuit-il, c’est plutôt une combinaison de facteurs. Il y a la hausse du salaire minimum et aussi de la TPS, qui a augmenté de 1% en janvier. On l’a absorbé, ce 1%, mais cela veut aussi dire qu’on a un manque à gagner additionnel sur chaque billet vendu. Il faut aussi penser à l’augmentation du prix de l’essence, qui a un impact direct sur les coûts de location des films pour les distributeurs, et donc, par la suite, pour les diffuseurs. On essaie de jongler avec tout ça pour garder les prix les plus bas possible, mais oui, une hausse est à prévoir dans les prochains mois. »
D’ici là, M. Fortin devra soumettre cette idée aux membres du conseil d’administration du cinéma Beaubien en expliquant les impacts de cette hausse et les répercussions sur le fonctionnement de l’endroit.
Sans dire de combien pourrait être augmenté le prix d’entrée, M. Fortin assure que celui-ci ne sera pas doublé par rapport à son prix actuel (11,75$ en admission générale). « Cependant, indique-t-il, il faut savoir que c’est à Montréal que les prix sont les moins chers pour une représentation cinématographique. C’est moins cher ici qu’à Toronto, New York, Paris ou encore Québec. Pour garder notre cinéma en opération, il faudra jouer avec le prix d’entrée. »
Selon ce qu’on a appris, il n’y a pas que le prix d’entrée qui pourrait être revu au cinéma Beaubien; celui du maïs soufflé également.
Il semble en effet que les producteurs de maïs destinés aux salles de cinéma soient de moins en moins nombreux et qu’ils se tournent de plus en plus vers la production de l’éthanol (essence à base de maïs). Cela entraîne une pression à la hausse du prix de cette céréale sur les marchés boursiers et, par conséquent, sur son prix d’achat. Il serait donc possible que le prix augmente également au comptoir du cinéma dans les prochains mois.