Ponts et viaducs: 21 interventions pour éviter des chutes de béton
Sur les 59 structures montréalaises qui présentaient des risques de chutes de béton, 21 ont nécessité une intervention, dont trois, dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Des travaux de sécurisation ont été effectués ces dernières semaines.
Il faut dire que la Ville de Montréal n’avait pas envie de voir le scénario de l’an dernier se reproduire. On se souvient qu’un bloc de béton s’était détaché, en janvier, du viaduc Henri-Bourassa et avait terminé sa course sur le capot d’une voiture sur l’autoroute 40.
«Cette pratique, mise en place l’année dernière, s’inscrit en continuité de l’engagement de notre administration à exercer un contrôle et une surveillance accrue de nos infrastructures. Dès qu’un écart exceptionnel de température est enregistré, il est systématiquement suivi d’une opération de vérification et de sécurisation», explique Lionel Perez, responsable des infrastructures au comité exécutif de la Ville de Montréal.
Trois ouvrages sécurisés dans Rosemont
Les 59 structures inspectées avaient été identifiées, avant l’hiver, comme présentant des risques potentiels de chutes de fragment de béton.
Dans Rosemont–La Petite-Patrie, huit structures ont été inspectées, soit près de trois fois moins d’ouvrages que l’an dernier.
Cependant, trois d’entre eux, déjà sécurisés en janvier 2014, ont à nouveau nécessité une intervention cette année.
Des fragments de béton susceptibles de tomber ont été enlevés du viaduc Rosemont-Van Horne, de celui de la rue Sherbrooke Est en face du stade olympique et du pont ferroviaire à l’angle de la rue d’Iberville et du boulevard Saint-Joseph.
L’inspection du viaduc Rosemont-Van Horne a également révélé un affaissement de la dalle, côté ouest. Une sécurisation a été réalisée dans un premier temps.
Des travaux correctifs seront effectués dans la nuit de mardi à mercredi. La circulation sera complètement interrompue, dès mardi matin, 9h, en direction ouest. Le trafic s’effectuera en contresens, côté sud.
Le mode opératoire des inspections
Dans un premier temps, une équipe d’inspecteurs détaillent la structure visuellement depuis le sol, plus particulièrement les côtés extérieurs des dispositifs de retenus, le dessous de la dalle et les poutres en béton, indique la Ville-centre.
Lorsqu’un fragment de béton est identifié, les inspecteurs évaluent le niveau de risque, le délai dans lequel fragment doit être enlevé et détermine le type d’équipement d’accès qui sera requis pour réaliser l’opération de sécurisation.
Si cela est possible, la sécurisation se fait immédiatement. Dans le cas contraire, une équipe se déplace selon un calendrier prévu. Une fois la sécurisation effectuée, les inspecteurs déterminent le niveau de suivi qui doit être effectué.