Saint-Laurent
09:34 2 novembre 2020 | mise à jour le: 2 novembre 2020 à 09:34 temps de lecture: 3 minutes

De nouvelles unités modulaires de 45 M$ à l’Hôpital du Sacré-Coeur

De nouvelles unités modulaires de 45 M$ à l’Hôpital du Sacré-Coeur
Photo: Métro Média/Laurent LavoieLes derniers détails étaient ficelés la semaine dernières dans les unités modulaires.

En réorganisation depuis cet été, l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal pourra compter sur de nouvelles unités modulaires, fraîchement construites dans le stationnement. Les travailleurs sont à mettre les touches finales pour qu’elles puissent accueillir les patients dans les prochains jours.

Les nouvelles unités de néphrologie-gastrologie, cardiologie, pneumologie et neurologie pourraient compter jusqu’à 96 lits neufs dans des chambres individuelles.

«C’est la réorganisation du bassin de lits pour permettre une meilleure gestion, explique Nicolas Vézina, chef de l’unité d’hospitalisation en médecine et de l’hémato-oncologie. Les patients sont un peu plus espacés aussi.»

Plusieurs installations de Sacré-Cœur datent des années 1920 et la vétusté des locaux a joué un rôle important lors de la première vague de COVID-19. Des éclosions ont été notamment dues à la proximité des patients et du personnel. Pour respecter les différentes mesures sanitaires, comme la distance de deux mètres, l’hôpital avait coupé des lits.

Les travaux pour les unités modulaires, dont la valeur est évaluée à près de 45 M$, ont été lancés officiellement au début juin. Dans les plans, une attention a été portée à certains détails. Par exemple, les gaz médicaux sont intégrés au mur plutôt que d’avoir des bonbonnes en circulation sur le plancher.

«C’est vraiment un bon coup de pouce. Ça va nous permettre de mieux gérer les patients, mieux les placer, leur trouver un lieu qui est plus adapté pour eux.» -Nicolas Vézina

Personnel

Les unités modulaires nécessitent l’embauche de dizaines d’employés pour les équipes soignantes, incluant infirmières et préposées. Le recrutement a été un défi, et il se poursuit.

L’arrivée de renfort devrait diminuer la charge de travail de chacun. «Ça fait une différence. Plus il y a gens sur le plancher, plus on peut réorganiser le travail», dit Benoît Taillefer, vice-président en santé et sécurité au travail au Syndicat des travailleurs du CIUSSS du Nord-de-l’île-de-Montréal.

Une rotation au mois est prévue pour répartir l’expertise. «C’est pour s’assurer que ce ne soit pas juste les nouveaux qui vont dans les modulaires, soutient M. Vézina. [Mais] il y aura toujours quelqu’un d’habitué.»

Tout le personnel qui sera affecté aux unités installées dans les modulaires sera formé en cas d’arrêt cardio-respiratoire. «Ça va être utilisé à la grandeur de l’hôpital pour améliorer les pratiques», fait savoir Nicolas Vézina.

L’unité de néphrologie-gastrologie devrait s’installer à partir du 2 novembre. La cardiologie, pneumologie et neurologie suivront dans les prochaines semaines.

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