Saint-Léonard

Des Cougars à la LCF

Des Cougars à la LCF
Photo : James Hajjar / Courtoisie Carabins de l'Université de Montréal

Les Stampeders de Calgary ont récemment annoncé la signature du demi de coin Zacary Alexis. La concrétisation d’un rêve pour cet ancien joueur des Cougars de Saint-Léonard.

Zacary avait d’abord été initié au football avec les Aces de Pointes Saint-Charles. En 2008, il s’est joint au Cougars où il a joué à la position de maraudeur, d’abord au niveau bantam puis, avec l’équipe midget. « C’était d’abord le club qui était près de chez moi, explique-t-il. Les entraîneurs connaissaient déjà mon grand frère, qui jouait receveur.  Il y avait une certaine ambiance familiale qui m’a incité à les rejoindre. »

L’entraîneur-chef de l’équipe midget des Cougars, Andy D’Allessandro, en garde de bons souvenirs, alors qu’il l’a vu devenir l’un des meneurs de son équipe. Il se remémore un athlète plutôt accessible, qui était toujours disponible pour ses coéquipiers. « Il est devenu capitaine à sa deuxième année en raison de son influence positive, non seulement sur le
terrain, mais également à l’extérieur de celui-ci, révèle l’entraîneur. Il a d’ailleurs eu un impact important en 2010 lors de notre conquête du championnat provincial. »

On espère toujours que nos joueurs puissent jouer aux niveaux collégial et universitaire et qu’ils aient une bonne éducation. On savait que Zacary avait beaucoup de potentiels, mais ça ne suffit pas. Il a dû travailler très fort pour y arriver et réaliser son rêve. – Andy D’Allessandro, entraîneur-chef de l’équipe midget des Cougars de Saint-Léonard

Même après son départ pour les rangs collégiaux, Zacary est resté impliqué auprès de son ancienne équipe. « On avait plusieurs jeunes qui revenaient souvent nous aider pendant les camps d’entraînements. Pendant trois ou quatre ans, il revoyait souvent, se rappelle M. D’Allessandro. C’est toujours agréable de voir nos anciens revenir et montrer qu’ils ont apprécié leur expérience. »

Zacary Alexis a joué pour les Cougars de 2008 à 2010, où il a évolué à la position de maraudeur.
(Courtoisie Zacary Alexis)

Le receveur de passe des Carabins Régis Cibasu témoigne du caractère joyeux de Zacary, qu’il connaît depuis son enfance. Les deux avaient d’abord joué ensemble pour les Aces, avant de se retrouver à l’UdeM. « C’est quelqu’un de super souriant, il est toujours heureux et amène de la joie partout autour de lui », dévoile-t-il.

Un obstacle imprévu
Après un passage avec l’équipe du Collège John Abott, Zacary a évolué pour les Carabins de 2015 à 2017. Son parcours n’a cependant pas été des plus facile. Lors de la deuxième partie de sa dernière année universitaire, il s’est gravement blessé au genou. Une blessure dont il se remet à peine. Un long processus de réhabilitation venait de commencer.

Quelques mois plus tard, en mai 2018, il avait été ignoré lors du repêchage de la Ligue Canadienne, notamment en raison de son état de santé. « Au début, j’étais un peu déçu de ne pas avoir été sélectionné, mais avec la blessure je comprenais, confie Zacary. Mais les Stampeders m’ont appelé à la fin du repêchage pour me faire part de leur intérêt. Ils m’ont offert de prendre mon temps pour me rétablir et de rester à Montréal, près de mes médecins et spécialistes. »

Après de longs mois de travail rigoureux, la patience de Zacary a porté fruit alors que les Stampeders lui ont officiellement offert un contrat. « J’ai toujours eu confiance, que peu importe ce qui se passait, j’allais faire une équipe, s’exclame l’athlète. Je ne savais pas comment, ni quand, mais je savais que je réussirais à entrer dans la ligue canadienne. » Ce n’est d’ailleurs qu’un début pour lui, alors qu’il compte donner tous ses efforts
afin de devenir un joueur d’impact pour sa nouvelle équipe.

Pour Régis, il n’y a jamais eu aucun doute que Zacary pourrait se rétablir. « Il n’abandonne jamais ! Il a vécu beaucoup de choses dans sa vie, ce qui l’a rendu fort. Je savais qu’il y arriverait. »

« On espère toujours que nos joueurs puissent jouer aux niveaux collégial et universitaire et qu’ils aient une bonne éducation, révèle M. D’Allessandro. On savait que Zacary avait beaucoup de potentiels, mais ça ne suffit pas. Il a dû travailler très fort pour y arriver et réaliser son rêve. »