Saint-Léonard
12:33 1 mai 2019 | mise à jour le: 1 mai 2019 à 13:43 temps de lecture: 4 minutes

Apprendre par le voyage : excursion pour des élèves d’Antoine-de-Saint-Exupéry

Apprendre par le voyage : excursion pour des élèves d’Antoine-de-Saint-Exupéry
Photo: Courtoisie Sylvain GeneauLes élèves sont partis à la conquête des montagnes du Pérou.

Une vingtaine d’élèves de l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry reviennent d’un voyage dans les montagnes du Pérou. Une expérience inoubliable pour eux, qui leur a permis de se remettre en perspective.

Pour Sylvain Geneau, enseignant en éducation physique, et l’un des trois adultes accompagnateurs, l’objectif était de faire vivre aux jeunes un voyage « d’aventure », plus près de la réalité de la population locale, et bien loin des forfaits tout-inclus souvent proposés aux touristes. Il dénote 3 volets au voyage : culturel, physique et communautaire. « Le premier, en raison de la découverte et l’exploration de lieux historiques, dont le Machu Picchu. Avec toutes les montagnes, le voyage a aussi été une épreuve physique. Pour le dernier aspect, nous avions entre autres été à la rencontre d’une communauté Quechua. »

Les motivations étaient différentes pour tous : voir la nature, découvrir un pays différent, vivre une expérience différente ; chacun avait ses raisons. « J’avais déjà vu la côte et la jungle, mais c’était ma première fois dans les montagnes et m’a permis de découvrir un autre aspect du Pérou, révèle Anthony, dont la mère est péruvienne. » Grâce à sa connaissance du pays, il a d’ailleurs pu agir en tant que guide officieux auprès de ses camarades.

Pour autant, le voyage a été ardu. Les élèves passaient parfois jusqu’à une douzaine d’heures à marcher à travers les montagnes du pays. « On est monté jusqu’à des altitudes dépassant les 4 000 mètres, souligne M. Geneau. Tout le monde s’entraidait, les plus forts aidaient ceux qui avaient plus de difficulté. Je trouvais ça exceptionnel, et en tant qu’adulte responsable, ça nous sécurise aussi. »

La nourriture, souvent différente de ce à quoi les élèves étaient habitués, a aussi causé un choc aux élèves. « Nous étions 7 à être végétariens, souligne Sandrine. Là-bas, ce n’est pas quelque chose de courant. En revenant ici, j’avais l’impression que mon appétit avait diminué. »

De même, le voyage leur a permis de remettre leur réalité en perspective. « Avant d’y aller, on ne savait pas nécessairement grand-chose de leur condition de vie, se souvient Hugo. On voyait parfois des enfants qui marchaient pendant 3 heures pour se rendre à l’école. » De son côté, Nikki abonde dans le même sens. « Ça nous a permis de réaliser tous les petits privilèges que nous avons, et que nous tenons souvent pour acquis. »

Un travail de longue haleine
Les préparatifs pour l’expédition ont commencé deux ans auparavant. Les élèves avaient notamment fait une sortie préparatoire de quelques jours auprès d’une communauté autochtone en Abitibi et étaient partis à la conquête de la Montagne Noire, à Saint-Donat. De plus, des séances en salle d’entraînement leur étaient également proposées.

« Il faut remercier nos professeurs qui nous ont informés et qui ont essayé de nous donner des conseils, même si on ne les écoutait pas suffisamment, ajoute Anthony. Pour une prochaine fois, je prendrais vraiment la préparation plus au sérieux », un avis semblant partagé par ses camarades.

De retour à Montréal, les élèves, ainsi que leurs professeurs, gardent un souvenir impérissable de l’expédition.

Le coût du voyage était de 2 560 $ par élève, en plus des dépenses liées à l’achat d’équipements essentiels à l’expédition, telles des bottes de randonnées. Afin de financer le tout, les élèves ont notamment été dans différentes épiceries du quartier faire de l’emballage, et ont organisé des soirées pour récolter de l’argent.

« Il y a eu des hauts et des bas, il a fallu s’adapter, c’était parfois difficile pour le moral, mais c’était une expérience enrichissante », pense Leyla. « J’ai fait plein d’erreurs, mais que je pourrais savoir pour la prochaine fois, ajoute Sarah. Par exemple d’apporter du Diamox, un médicament [favorisant l’acclimations] à l’altitude, qui m’aurait été très utile. »

Pour autant, les élèves gardent de bons souvenirs de leur expédition, et tous referaient assurément un tel voyage.

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Commentaires 1

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  • Noëlla Fauteux

    Lorsqu’on dit que  »les voyages forment la jeunesse », je crois que l’on ne pourra jamais être plus proche de la vérité. Bravo aux organisateurs et bravo également à tous les jeunes qui ont travaillé très fort pour faire partie de l’expédition. Très heureuse pour chacun(e); j’avoue même que je vous envie un peu.