Saint-Léonard

Les citoyens léonardois réclament plus de pistes cyclables sécurisées

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Vélo. Photo: vitpho/123RF

Alors que cinq nouvelles stations BIXI ont récemment fait leur apparition dans le secteur de Saint-Léonard, les citoyens demandent toujours le développement du réseau cyclable et l’aménagement de pistes sécurisées pour la pratique du vélo.

Déjà réclamé depuis de nombreuses années, l’agrandissement du réseau cyclable léonardois est une compétence qui relève du Service de l’urbanisme et de la mobilité de la Ville de Montréal.

Celui-ci collabore de concert avec les arrondissements et le ministère des Transports, afin d’étudier la mise en place de ces aménagements.

Un plan de développement avait été ainsi élaboré en 2019, et prévoyait d’étendre le réseau cyclable montréalais sur les quatre prochaines années.

Trois axes identifiés à Saint-Léonard

Selon l’arrondissement de Saint-Léonard, les boulevards Viau, Langelier et Lacordaire pourraient être les trois prochaines routes à être équipées de pistes cyclables.

«Étant des liens privilégiés pour traverser l’arrondissement du nord au sud, ces axes ont été identifiés comme des liens potentiels à développer. L’arrondissement collabore avec le Service de l’urbanisme et de la mobilité de la Ville, et suit de près les opportunités de développement du réseau cyclable sur ces trois axes.», a déclaré Laura Boily-Auclair, chargée de communication à l’arrondissement de Saint-Léonard.

«Près de 57 % des Montréalais font du vélo. Il est important pour les habitants de Saint-Léonard de pouvoir eux aussi s’adonner à cette pratique de façon sécuritaire, que ce soit pour le loisir ou pour des déplacements utilitaires.»

Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec

Passage à risque

L’emplacement de l’autoroute métropolitaine, coupant le territoire léonardois en deux, constitue toujours un enjeu important pour la sécurité des déplacements à vélo, comme l’indique le président-directeur général de Vélo Québec Jean-François Rheault.

«Il est important d’avoir une piste cyclable pour traverser cet échangeur autoroutier. Il y a des endroits où c’est acceptable que les voitures partagent la route avec les vélos, mais dans ce contexte de bretelles d’autoroutes il est primordial de faire une piste à part pour assurer une sécurité optimale.», a-t-il déclaré.

De son côté, l’arrondissement dit se tenir prêt à collaborer avec la Ville-centre pour la construction d’une voie cyclable sécurisée à cet endroit.

« L’arrondissement a soulevé cet enjeu à plusieurs reprises auprès des instances responsables. Nous offrons toute notre collaboration à ces partenaires pour développer des solutions, afin qu’un passage sécuritaire et convivial pour les cyclistes puisse être offert. », explique Mme Boily-Auclair.

Selon Vélo Québec, la réalisation de ce projet serait largement à la portée de l’administration centrale, mais se fait toujours grandement attendre par les citoyens.

« Il y a un réel besoin exprimé de la part des résidents. Faire une piste cyclable sécurisée c’est sûr que ça coûte de l’argent, mais ça reste une fraction de ce qu’on investit dans les infrastructures de transport. Bien entendu qu’il y a un enjeu de coûts, mais ce n’est pas plus l’argent qu’un manque de volonté politique. », a partagé M. Rheault.

Contacté par la rédaction, la Ville de Montréal a indiqué qu’elle « prévoit plusieurs liens cyclables sur des axes permettant de franchir la barrière physique importante qu’est l’autoroute 40. Leurs dates de réalisation ne sont toutefois pas encore déterminées. »

Entre 2010 et 2015, le réseau cyclable montréalais a crû de 40 %, atteignant un total de 748 kilomètres, dont 296 de ceux-ci sont réservés à cet usage grâce à des bandes cyclables ou des pistes de rues.

À ce jour, Saint-Léonard compte six pistes cyclables sur son territoire, parmi celles-ci deux d’entre elles sont sécurisées.

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