Amandine Pierre-Louis à la Coupe du monde féminine U20 de la FIFA
Amandine Pierre-Louis attend l’autobus avec ses coéquipières. Elles se rendent à Toronto, où elles doivent disputer, le lendemain, un match hors-concours contre l’équipe anglaise.
À la gare, on lui tend le téléphone. Parler aux médias, ça fait aussi partie des tâches lorsque l’on représente son pays.
« L’équipe va bien », clame avec confiance la jeune attaquante.
Il reste encore des choses à peaufiner sur le terrain, mais déjà, selon Pierre-Louis, la chimie s’installe dans le vestiaire. Les joueuses se connaissent bien, plusieurs d’entre elles ayant joué ensemble en club ou lors de sélections nationales précédentes.
« Je suis confiante. On a une bonne équipe. Chacune a ses propres qualités et contribue quelque chose d’unique au groupe. On travaille fort. »
Jouer à Montréal
Pierre-Louis n’en est pas à sa première compétition internationale; elle a notamment joué pour le Canada lors de la Coupe du monde U17, en 2012. Mais c’est la première fois qu’elle endossera l’unifolié devant ses partisans, au Canada.
« Je suis excitée, mais aussi un peu nerveuse, de jouer à la maison. La foule va être de notre côté. Ça va nous motiver. C’est une expérience que personne ne va oublier. »
Pour le onze canadien, la phase de groupe du tournoi s’amorce à Toronto, contre le Ghana. Cette première ronde se terminera sept jours plus tard, au Stade olympique de Montréal, face à la Corée. Amis et parents de Pierre-Louis pourront s’y rendre et s’époumoner afin de l’encourager.
Mais jouer devant les siens, est-ce que ça exerce une pression supplémentaire?
« Les partisans canadiens ont de grandes attentes, surtout après la dernière performance de l’équipe senior aux Jeux olympiques. On va devoir se concentrer sur notre jeu et nos objectifs plutôt que de penser aux attentes des spectateurs. »
Un rêve à portée de main
L’ancienne élève en Sport-études de l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry est sûre que le Canada a tous les atouts nécessaires pour se rendre loin dans la compétition.
« L’objectif établi par l’entraineur, c’est d’aller au-delà des quarts de finale et de s’assurer d’au moins jouer pour une médaille. Mais les filles aimeraient vraiment gagner la coupe. Surtout à la maison, au Canada, ça serait un rêve. »
À quelques jours d’amorcer la compétition, celle qui porte le numéro 17 ne sait pas encore précisément quel rôle elle aura sur le terrain. Une chose est sûre : elle veut contribuer au succès de l’équipe.
« Je ne sais pas encore si je vais commencer les matchs ou les terminer en tant que remplaçante. Ça va dépendre du plan de match qu’établira l’entraineur. Peu importe, j’espère sortir du lot lors du tournoi et faire la différence lors des matchs. »
Amandine Pierre-Louis a participé à la Coupe du monde U17, en 2012, en Azerbaïdjan.
« Ma participation à la Coupe du monde U17 m’a permis d’apprendre à gérer mon stress et ma fatigue. Je sais aussi ce que je dois faire pour me préparer pour le match du lendemain et comment me préparer en fonction des qualités de l’adversaire. »
Malheureusement, en 2012, le Canada avait alors clos son tournoi par une défaite crève-cœur en quart de finale. L’ancienne joueuse du FC St-Léonard ne veut surtout pas revivre une expérience du genre.
Pour en savoir plus au sujet de la Coupe du monde féminine U20 de la FIFA, on consulte http://bit.ly/1kmDiQi.