Noces d’étain pour les fusions municipales
En janvier 2002, la Ville de Saint-Léonard devenait un arrondissement de la Ville de Montréal. Alors que l’on s’apprête à célébrer les noces d’étain des fusions municipales, le mariage de raison est-il devenu un mariage d’amour?
Selon le maire de l’arrondissement, Michel Bissonnet, la transition s’est faite de façon harmonieuse. Si certaines personnes font encore référence à la Ville de Saint-Léonard, dans la pensée populaire, Saint-Léonard fait désormais partie de Montréal.
« Les gens sont rendus habitués, ça fait 10 ans. Si on compare l’offre de services, que ce soit pour le déneigement ou la collecte des ordures, c’est aussi efficace. Certaines personnes pensent qu’elles ont moins de services, mais il ne faut pas oublier de calculer l’appui de la Ville-centre », fait valoir le magistrat, qui avoue avoir toujours été favorable au concept de « une île, une ville ».
M. Bissonnet rappelle que l’administration centrale défraye une partie des coûts pour de nombreux projets réalisés à Saint-Léonard. La facture est alors assumée par l’ensemble des contribuables.
« Au final [les fusions] ce n’est pas négatif. Dans mon livre à moi, Saint-Léonard se trouve dans une situation correcte, lorsque l’on tient compte de l’argent que Montréal injecte dans les travaux relevant de sa compétence. C’est sûr qu’on a une dotation qui est moins élevée, mais la Ville-centre fait sa part. Pour la réfection de l’aréna Martin-Brodeur, qui coûte 9 M$, on ne paie que 2,7 M$ », défend-il.
Malgré les fusions, les services de proximité sont toujours assurés par l’arrondissement. Le centre Accès Saint-Léonard permet aux citoyens d’avoir accès aux mêmes ressources.
« C’est un ajout de service. En 2001, il y avait 10 conseillers. Maintenant, on en a quatre. C’est le 311 qui nous aide dans notre travail. Les services de proximité sont les mêmes, c’est seulement la structure qui a changé », conclut-il.