La réussite scolaire, plus qu’une histoire de locaux!
Plusieurs écoles du quartier ont été agrandies, ou le seront bientôt, afin de réduire le ratio d’élèves par classe.
« L’enjeu est de faire réussir les élèves, c’est-à-dire de les qualifier et de les diplômer. On peut parler d’ajout de locaux, mais le réel défi qui attend les pédagogues demeure de desservir notre clientèle avec les meilleurs services », fait valoir M. Duquette.
Mieux répartir les ressources
Le besoin criant de services se fait particulièrement sentir dans certains secteurs. C’est notamment le cas du quartier léonardois Alphonse-Pesant. Le taux de défavorisation de son école primaire se situe autour de 9-10. (Un indice est attribué à chaque école par le MELS, 1 correspondant à un milieu favorisé et 10 à un milieu très défavorisé). La moyenne des écoles léonardoise se situe entre 7 et 8, fait valoir le représentant de la CSPÎ.
« Le secteur Alphonse-Pesant, qui est situé dans l’ouest, se démarque beaucoup de la zone plus au sud. Il ne se différencie pas par le nombre de nouveaux arrivants, mais plutôt par leurs points de repère. On remarque qu’il y a plus de gens qui s’installent dans le secteur Alphonse-Pesant qui en ont très peu. Ils n’ont pas de famille ou de références qu’ils peuvent contacter. L’école devient donc l’unique point de repère », avance-t-il, insistant par la même occasion, sur le fait qu’il ne faut pas généraliser la situation.
Les travaux projetés dans les établissements scolaires de Saint-Léonard vont permettre de mieux y répartir les services offerts, croit M. Duquette.
« On veut répondre aux caractéristiques du quartier en misant sur la proximité. Par exemple, il y a toute la question des classes d’accueil pour les jeunes qui ne maîtrisent pas le français. Présentement, en raison du manque d’espace dans les écoles, une grande partie de l’accueil se fait à l’école Gabrielle-Roy. L’agrandissement des écoles va permettre de répartir les points de services pour répondre aux besoins de la clientèle, à même leur quartier. Ainsi, on favorise l’intégration des jeunes dans leur école de quartier », explique-t-il.
La mobilité des élèves constitue un autre défi auquel est confronté le milieu scolaire léonardois. Selon M. Duquette, moins de 30 % des élèves font leurs études primaires dans un seul établissement.
« Ce qu’on essaie de faire, c’est une concertation entre les écoles. Comme ça, si l’élève reste à Saint-Léonard ou dans la commission scolaire, ça va. S’il se promène un peu partout, ça devient plus difficile de garantir une continuité dans sa formation », avoue le représentant de la CSPÎ.
Il est aussi essentiel d’inclure les autres acteurs du milieu tels que les organismes communautaires, les élus et les parents, dans la discussion, croit M. Duquette.
« Il y a un proverbe qui dit qu’il faut un village pour élever un enfant, maintenant, il faut que le village se parle! », conclut-il.
Pour en savoir plus:
D’autres agrandissements prévus à Sint-Léonard