Saint-Léonard

Forum de développement social: prioriser l’emploi pour les immigrants à Saint-Léonard

Photo: PACOPHOTO.CA

Parmi les huit enjeux soulevés au premier forum de développement social de Saint-Léonard, l’accès à l’emploi pour les immigrants scolarisés et qualifié a été sélectionné comme celui à mettre de l’avant dans le futur plan d’action du quartier.

Environ 175 résidents, représentants des organismes léonardois et décideurs ont participé à la discussion collective organisée par Concertation Saint-Léonard visant à cerner les problématiques prioritaires à la cafétéria de l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry samedi.

Le portrait de Saint-Léonard, bâti à partir des statistiques existantes et des perceptions de 200 citoyens consultés par la table de concertation, a permis aux participants de se positionner sur les différents enjeux avant de voter pour celui qui leur apparaissait le plus important.

L’emploi chez les immigrants, suivi de près par «la scolarisation des jeunes dans le secteur francophone», «l’accessibilité à des logements adéquats pour les familles» et «la sécurité lors des déplacements actifs» ont été sélectionnés pour faire partie d’un plus grand plan d’action à mettre en oeuvre dès le printemps 2016.

Aux tables de discussion, les participants se sont étonnés du grand taux de décrochage des élèves d’Antoine-de-Saint-Exupéry (23,5 %), et de l’impossibilité pour les immigrants de travailler dans leur domaine d’expertise.

À Saint-Léonard, 46,3 % de la population est immigrante, et le taux de chômage s’élève à 11,6 %, peut-on lire dans le portrait. «La difficulté ce n’est plus la reconnaissance des diplômes, c’est la reconnaissance de l’expérience qu’ils ont déjà avant d’arriver ici», constate Lina Raffoul, directrice d’Horizon Carrière.

Rapport attendu
Le maire d’arrondissement, Michel Bissonnet s’est dit surpris d’apprendre que 40 % des citoyens de Saint-Léonard n’avaient pas de médecin de famille et du manque d’épiceries dans le nord de l’arrondissement.

«Il y a des constats dans ce portrait que nous savions déjà, comme le fait que les pistes cyclables du nord et du sud de l’arrondissement ne communiquent pas encore entre elles et le fait qu’il y a de plus en plus familles qui vivent dans l’arrondissement avec des revenus qui sont sous le seuil de la pauvreté», affirme le maire.

Les huit enjeux soulevés, qu’ils aient été populaires ou non, seront tous «traités en priorité» selon le directeur des Loisirs, de la Culture et des Communications, Steve Beaudoin.

Modèle répandu à Montréal
Selon Yves Bellavance, du regroupement des tables de quartier de Montréal, ce genre de démarche a déjà porté ses fruits dans d’autres arrondissements.

«On voit que les problématiques sont très similaires d’un quartier à l’autre. Pour ce qui est de l’emploi, on a vu un beau projet dans Saint-Michel où les employeurs ont été encouragés à engager des résidents du quartier», illustre-t-il.

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