Sud-Ouest

Incertitudes pour le futur emplacement du projet de Pente à neige

La Pente neige est une station de ski urbaine.
Le projet-pilote avec Pente à neige a nécessité des investissements de près 2,9 M$ du public et du privé. Photo: Gracieuseté

Le projet de glisse de l’organisme à but non lucratif (OBNL), Pente à neige, est toujours en attente d’un nouveau site selon les derniers développements.

L’arrondissement Le Sud-Ouest avait mis fin à l’entente avec l’organisme en juin dernier. Située au parc Ignace-Bourget dans Ville-Émard, Pente à neige avait accueilli plus de 50 000 visiteurs l’année dernière.

«C’est un des rares sites qui permettaient ce genre d’activité. Ça avait été une très grande surprise», admet le fondateur de l’organisme, Estéban Dravet.

De manière réaliste, Pente à neige regarde vers l’avant avec comme objectif l’hiver 2022-2023. Une mise en place l’année prochaine serait beaucoup trop rapide en raison des délais qui se resserrent.

«Dans notre industrie, si on veut qu’un projet débute en 2022, c’est maintenant que ça doit s’orchestrer. Il y a un minimum de 12 à 18 mois qui est nécessaire pour développer ce genre de projet», explique-t-il.

«Avec la pandémie, les gens ont encore plus besoin [de sortir] et souhaitent des activités de plein air pour leur santé mentale et physique. Il y en a même qui en ont profité plus que d’habitude à jouer dehors.» – Esteban Dravet

Endroits

Plusieurs sites sont dans les plans, mais aucun n’a été retenu pour l’instant. L’OBNL doit encore recueillir certaines informations de la part de la Ville pour avancer plus concrètement vers un site plutôt qu’un autre.

Parmi ceux-ci figurent le parc du Mont-Royal en raison de ses pentes naturelles, les parcs Olympiques dans Hochelaga et Jean-Drapeau sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame pour leurs attraits touristiques ainsi que le parc Frédéric-Back dans Villeray–Saint-Michel—Parc-Extension.

«[L’accessibilité], ç’a toujours été dans nos valeurs. On souhaite un site accessible, donc des voies d’accès routières et le métro», explique M. Dravet.

Malgré l’arrêt des activités au parc Ignace-Bourget, Pente à neige souhaite continuer son projet de développer un terrain de jeux hivernal pour le grand public, comme c’était le cas dans le Sud-Ouest. Outre la glisse, des évènements culturels et musicaux étaient également offerts.

Si le projet devait revenir, le concept demeurerait sensiblement le même. L’organisme souhaiterait bonifier l’offre avec des compétitions sportives d’envergure internationale, par exemple.

«Les projets d’hiver, c’est très différent des projets d’été. Ça prend du temps à mettre en place correctement. Ça représente trop de risques repoussés», affirme le fondateur.

À la suite de la décision de l’arrondissement de mettre un terme au projet, une première rencontre a eu lieu avec la Ville en août. Un dossier a ensuite été déposé dans les mois qui ont suivi.

Pour sa part, la Ville de Montréal a confirmé à Métro Sud-Ouest que des échanges avaient bel et bien eu lieu entre les deux parties au cours des derniers mois au sujet d’une offre hivernale dans la métropole, mais qu’il était trop tôt pour confirmer un emplacement futur.

Une pétition avait été lancée à la suite de la décision de l’arrondissement. À ce jour, elle a cumulé plus de 7000 signatures et pourrait éventuellement être déposée à la Ville de Montréal. D’ailleurs, une consultation réalisée par Pente à neige est en cours. Il est question de savoir si l’organisme devrait aller de l’avant avec les signatures.

Le projet-pilote de Pente à neige au parc Ignace-Bourget avait entraîné des investissements de près 2,9 M$ du public et du privé.

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