Sud-Ouest
14:59 21 juillet 2021 | mise à jour le: 21 juillet 2021 à 15:41 Temps de lecture: 3 minutes

Exposition: l’art de créer en confinement

Exposition: l’art de créer en confinement
Photo: Clément DietzL’exposition Habiter la fenêtre de Mélanie Désourdy au Centre culturel Georges-Vanier.

Le Centre culturel George-Vanier (CCGV) dans la Petite-Bourgogne accueille une nouvelle exposition intitulée Habiter la fenêtre. L’artiste montréalaise Mélanie Désourdy y présente ses travaux réalisés pendant le confinement.

Les fenêtres de l’établissement du Sud-Ouest abritent maintenant les tableaux-rideaux et les tableaux-vitraux de l’artiste. À l’aide de la lumière du soleil, les œuvres présentées à l’intérieur de la salle d’exposition sont donc toujours en changement.

«Comme on a été pris à l’intérieur [pendant le confinement], la fenêtre est devenue vraiment importante», explique l’artiste derrière l’exposition, Mélanie Désourdy.

«D’être dans une maison [pendant le confinement] sans les fenêtres, ça aurait été anxiogène.»

Mélanie Désourdy

Exposition

Sur place, les visiteurs pourront y trouver des tableaux en trois dimensions. C’est à l’aide de tapisserie de carton, comme des boîtes de mouchoirs que l’artiste a créé ses œuvres. Ces tableaux doubles faces permettent aux visiteurs de les admirer de l’intérieur et de l’extérieur.

Native de l’Estrie, Mélanie Désourdy est une artiste qui pratique la peinture et le photomontage depuis une vingtaine d’années. Récemment, elle s’est mise à l’installation, une forme d’art en trois dimensions, utilisée pour modifier la perception de l’espace dans l’exposition.

L’artiste détient un baccalauréat en arts visuels et une maîtrise en arts visuels et médiatiques (volet création) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est également diplômée au baccalauréat en enseignement des arts plastiques de l’École des arts visuels et l’Université Laval.

Pour Mélanie Désourdy, l’art est nécessaire et lui permet de s’exprimer. Pendant le confinement, elle est allée dans un chalet afin de prendre une pause de la métropole, mais aussi pour lui permettre de travailler sur ses œuvres.

«C’est un besoin. C’est ce qui fait que je fonctionne bien. […] Quand je vais à l’atelier, tout s’arrête. Je ne pense à rien d’autre qu’à faire de l’art. C’est une façon de m’amuser et un défi», affirme Mme Désourdy.

L’exposition Habiter la fenêtre au Centre culturel Georges-Vanier a lieu jusqu’au 3 août.

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