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Projet Turcot: signature à l'automne du contrat avec le fournisseur

C’est l’automne prochain que le gouvernement du Québec signera le contrat avec le fournisseur qui aura le mandat de concevoir et construire les infrastructures principales du complexe Turcot – «le plus grand chantier routier au Québec», a rappelé Martin Giroux, directeur adjoint du projet Turcot.

M. Giroux était conférencier invité de la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest de Montréal (CCISOM), le 27 mars. Il a fait le point sur l’état d’avancement du projet.

Dans quelques semaines, probablement à la fin avril, a-t-il expliqué, il y aura dépôt des propositions techniques des trois fournisseurs qui ont été retenus au terme du processus d’appel de propositions lancé il y a un an.

La construction des infrastructures principales aura lieu à compter de l’an prochain. Les travaux devraient être complétés en 2020.

Mais ça fait déjà un moment que l’on a entrepris des travaux préparatoires. Neuf chantiers sont en cours. On s’active notamment du côté de la cour Turcot.

Le projet Turcot, a souligné Martin Giroux, c’est la reconstruction des échangeurs Turcot, de La Vérendrye, Angrignon et Montréal-Ouest, ainsi que des tronçons des autoroutes 15, 20 et 720.

Le défi consiste à maintenir les structures actuelles en fonction jusqu’en 2020, et à construire les nouvelles en parallèle.

Des préoccupations

D’aucuns appréhendent un chaos routier alors qu’un autre grand chantier s’annonce dans le Sud-Ouest de la métropole: la construction du pont qui remplacera le pont Champlain.

Lors d’une période d’échanges, le directeur général de la CCISOM, Gilles Dubien, a exprimé des préoccupations en ce sens. Questionné sur l’harmonisation des travaux, Martin Giroux a indiqué que le travail de concertation était assuré notamment par le groupe Mobilité Montréal.

Alors que des mesures pour le transport des personnes ont été mises en place pour pallier les inconvénients causés par les travaux, le directeur général de Développement écomomique LaSalle, Jacques Fortin, soucieux des impacts sur les activités des entreprises, a pour sa part demandé ce qu’il en était des mesures de mitigation envisagées pour le transport des marchandises. «Le fournisseur doit assurer le déplacement des personnes et des marchandises», a expliqué Martin Giroux. «Il aura une obligation de résultats.»

La députée sortante de Saint-Henri–Sainte-Anne, Marguerite Blais, a quant à elle insisté sur la nécessité d’une bonne communication entre le ministère des Transports du Québec (MTQ) et la communauté alors que ce grand projet a aussi bien des impacts sur les citoyens que sur l’activité économique. Le MTQ, qui a notamment mis sur pied un comité de bon voisinage, doit faire un gros travail de communication, a concédé Martin Giroux. «C’est sûr que c’est notre préoccupation première.» Dans son plan de match, a indiqué M. Giroux, le MTQ prévoit rencontrer les personnes touchées au fur et à mesure de l’avancement du projet.

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