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Le Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles toujours face à un avenir incertain

Logeant dans un bâtiment de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui nécessite d’importants travaux de rénovation, le Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles fait face depuis un an à un avenir incertain. L’organisme situé sur la rue du Centre réclame une intervention du ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sports (MELS).

Le 20 février, quelques dizaines de personnes ont pris part à un rassemblement en appui au Carrefour organisé devant les bureaux du ministère, rue Fullum.

Depuis l’automne, l’organisme qui pourrait être expulsé à tout moment est en attente d’une rencontre avec le ministère, explique Marie-Andrée Painchaud, coordonnatrice adjointe de l’organisme.

La CSDM loge gratuitement l’organisme. C’est également elle qui assume les frais d’entretien courant de l’immeuble. Mais voilà, il y a un an, des briques ont commencé à se détacher du bâtiment plus que centenaire. Un périmètre de sécurité a été érigé. L’organisme estime qu’il en coûterait environ 550 000$ pour procéder à des travaux urgents: briques, toiture, fenêtres qui n’ouvrent plus, travaux de plomberie, d’électricité. La CSDM a déjà fait savoir qu’elle n’avait pas les ressources financières pour procéder à ces travaux. Elle a également informé l’organisme qu’elle ne renouvellera pas son bail en 2015. Et son éviction pourrait survenir avant cette date si l’état de l’édifice continue à se dégrader.

Ce qui permettrait à l’organisme de gagner du temps, mentionne Marie-Andrée Painchaud, c’est de faire à tout le moins des travaux de réfection sur l’enveloppe extérieure, ce qui pourrait coûter entre 30 000$ et 40 000$. Cela permettrait à tout le moins de lever l’hypothèque de dangerosité, dit-elle. Mais le Carrefour peine à trouver du financement tant auprès de prêteurs puisqu’il n’est pas propriétaire du bâtiment que de fondations privées qui «veulent des garanties qu’on va rester là», souligne Mme Painchaud.

Et puis se reloger dans le secteur aux conditions avantageuses qui prévalent actuellement n’est pas une option envisageable puisqu’on ne trouve pas de bâtiments publics appartenant à la CSDM ou à la Ville de Montréal, note la coordonnatrice adjointe.

Se trouvant au pied du mur, le Carrefour sollicite une rencontre avec la CSDM et le MELS afin de discuter des solutions possibles. «Ça fait longtemps qu’on la réclame», soupire Marie-Andrée Painchaud.

Au moment de mettre sous presse, le ministère de l’Éducation n’avait pas rappelé La Voix Pop pour faire connaître la position du gouvernement du Québec dans ce dossier.

Fondé il y a près de 45 ans, le Carrefour d’éducation populaire accueille chaque année environ 700 personnes qui participent à plusieurs activités: ateliers artistiques et d’informatique, alphabétisation, intégration des personnes handicapées intellectuelles, etc.

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