Sud-Ouest
16:46 28 septembre 2012 | mise à jour le: 21 novembre 2014 à 09:37 temps de lecture: 3 minutes

Entrepreneuriat et développement économique local: des modèles inspirants

Pour son forum inscrit sous le thème L’entrepreneuriat, moteur du développement économique local, le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO) a privilégié une approche concrète en mettant des visages sur ce développement. Pour parler d’entrepreneuriat, l’organisme avait convoqué des modèles inspirants, quatre femmes et un homme qui contribuent à la vitalité du Sud-Ouest.

Lors de l’événement tenu le 25 septembre à l’École de technologie supérieure (ÉTS), on a pu en apprendre un peu plus sur le parcours et la vision de l’entrepreneuriat de Natalie Voland, présidente de Gestion immobilière Quo Vadis et des complexes Canal Lachine et Dompark, Madeleine Juneau, directrice générale de la Maison Saint-Gabriel, Annie de Grandmont, directrice de le boutique de mode écologique La Gaillarde, et Yves Beauchamp, directeur général de l’ÉTS.

Pour mettre la table, le RESO avait demandé à Mariouche Gagné, la présidente d’Harricana par Mariouche, de prononcer l’allocution d’ouverture. Il y a près de vingt ans, elle fondait l’entreprise réputée pour la création de vêtements et accessoires à partir de fourrures récupérées.

Puis tour à tour, les invités ont répondu aux questions de René Vézina, chroniqueur au journal Les Affaires et au 98,5 FM. Il était intéressant d’entendre Annie de Grandmont raconter pourquoi les fondateurs de l’entreprise d’économie sociale située sur la rue Notre-Dame avaient choisi de l’établir dans Saint-Henri. «Il était important de participer à la revitalisation du Sud-Ouest, a-t-elle expliqué. Le Plateau n’avait pas besoin d’une autre boutique!»

De son côté, Madeleine Juneau a résumé de belle façon la recette de son succès. «Il faut avoir de l’audace. Il faut avoir une vision», a confié la directrice de ce qui constitue aujourd’hui l’un des plus importants musées montréalais. Elle en a pris la direction en 1997. Depuis cette date, la fréquentation est passée de 7000 à 75 000 visiteurs par année.

Tant Annie de Grandmont que Natalie Voland ont souligné que les premiers pas n’étaient pas toujours faciles. Des ressources existent pour aider les entrepreneurs qui en sont à leurs débuts, mais il importe à leur avis de mieux les faire connaître. L’entrepreneur peut parfois se sentir bien seul, ne pas savoir à quelle porte frapper pour obtenir de l’aide, a mentionné Natalie Voland, pour qui la création «d’un guichet unique des ressources» répondrait certes à un besoin. Madeleine Juneau est allé plus loin, estimant que les entrepreneurs qui se lancent en affaires auraient tout intérêt à pouvoir compter sur un mentor pour les aider. «On peut éliminer bien des chutes si on a à ses côtés quelqu’un qui a de l’expérience», a-t-elle dit.

De son côté, Yves Beauchamp, qui a retracé l’histoire de l’ÉTS, partie du Plateau pour s’installer dans le Sud-Ouest, a souligné à quel point l’institution universitaire jouait un formidable rôle de moteur de développement avec notamment le projet de quartier de l’innovation.

Et puis, étant donné que les entrepreneures étaient majoritaires, René Vézina n’a pu s’empêcher de leur demander si c’était plus difficile pour une femme de se tailler une place. «Ce n’est pas un désavantage d’être une femme quand on a un bon plan et qu’on sait où on s’en va», a lancé Madeleine Juneau. Pour Natalie Voland, ce n’est pas un obstacle non plus. Femme ou homme, ce qui compte, a-t-elle soutenu, c’est la détermination. «Vous voulez réussir ou non!»

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