Tyrone Benskin, ébranlé mais reconnaissant envers les agents de sécurité
Familier du bruit engendré par les travaux de rénovation dans l’immeuble du parlement, le député Benskin a vite compris qu’il s’agissait d’un échange de coups de feu dans le corridor. Dès lors qu’un gardien est entré dans la salle et a demandé aux gens présents de se protéger. C’est à ce moment que Tyrone Benskin a saisi la gravité de la situation : «À tous moments, je craignais de voir quelqu’un surgir malgré la présence du gardien qui tenait la poignée de porte d’une main, et son arme à feu de l’autre», a confié le député de Jeanne-Le Ber.
«Après dix minutes couchés par terre, on nous a dit de sortir par une autre porte et de s’engager dans un tunnel pour se réfugier dans un autre immeuble plus en sécurité». Le député Benskin a donné signe de vie à 14h29 sur Facebook pour rassurer sa famille, le personnel de son bureau et ses concitoyens. Pendant ce temps dans Jeanne-Le Ber, le bureau de circonscription a fermé ses portes par précaution dès le début de l’après-midi.
En fait, le suspense s’est prolongé tard dans la journée selon le député, qui a quitté la colline parlementaire pour regagner son domicile entre 21h30 et 22h.
À peine remis de ses émotions, le lendemain, Tyrone Benskin a tenu à souligner la bravoure des forces de l’ordre et du personnel des services d’urgence. Par la même occasion, le député de Jeanne-Le Ber a déploré le décès tragique du caporal Nathan Cirillo. Le député a comparé cet attentat aux événements survenus il y a quelques années à Columbine aux États-Unis. C’est un geste irrationnel, selon lui, affirmant qu’il faudra bien trouver une façon de contrôler les armes en ville, tout en considérant leur importance à la campagne.