L’arrondissement appuie une taxe sur les boissons sucrées
L’arrondissement du Sud-Ouest demande au gouvernement du Québec d’imposer une taxe sur les boissons sucrées afin d’en dissuader la consommation.
Les élus ont adopté une motion à cet effet présentée par le maire Benoit Dorais lors de la dernière séance du conseil.
«Il y a un lien entre l’obésité, les problèmes de santé publique et la consommation régulière de ces boissons sucrées», a souligné M. Dorais. «Il y a de la sensibilisation à faire.»
Cette motion s’inscrit dans la foulée de celle présentée en décembre au Conseil municipal par le conseiller Marvin Rotrand. L’élu de Snowdon invite Montréal à suivre l’exemple de la ville de Berkeley, en Californie, où la population s’est prononcée en faveur d’une telle taxe en novembre dernier.
Une taxe allant jusqu’à 0,35$ par litre sur les boissons sucrées, telles que boissons gazeuses, boissons énergisantes ou cafés et thés froids présucrés, permettrait de recueillir jusqu’à 280 M$ par année.
Cette taxe, fait valoir l’arrondissement, pourrait augmenter les revenus destinés au réseau de la santé publique. Elle contribuerait aussi à appuyer les organismes dans toutes les régions du Québec «qui font la promotion des saines habitudes de vie sous toutes ses formes».
L’initiative a obtenu l’appui de la Direction de santé publique de Montréal.
Compétence provinciale
Les élus du Sud-Ouest sont conscients que la Ville de Montréal n’a pas le pouvoir de taxer les boissons sucrées. C’est le gouvernement du Québec qui a compétence sur les politiques de santé et de fiscalité.
«C’est sûr que ce n’est pas notre juridiction, mais c’est quelque chose qu’on appuie», a indiqué le conseiller municipal Alain Vaillancourt. «Surtout qu’il y a rattaché à ça un aspect prévention qu’on trouve très important.»