Le dur coup de la défaite
« Je suis triste. Je ne m’attendais pas à une défaite aussi forte du Parti québécois (PQ). Je suis tout de même très serein. Je suis très fier du travail que mon équipe et moi avons fait. Je ne me suis jamais senti aussi bien entouré », indique le candidat péquiste, Pierre Céré.
« Je suis un peu déçu. Nous avons au moins eu une progression substantielle », fait valoir Andrés Fontecilla, de Québec solidaire (QS), qui avait terminé en troisième place, en 2012, avec 24,33 % des suffrages.
Les deux candidats s’accordent pour dire que le résultat dans Laurier-Dorion est dû à la vague libérale qui a soufflé sur le Québec.
« Laurier-Dorion n’est pas une planète séparée du Québec. L’électorat a voté à 40 % pour le Parti libéral du Québec (PLQ) », souligne M. Fontecilla.
« C’est une vague de fond. Le Québec n’a pas fait le bon choix. Le PLQ a une organisation systémique corrompue. Selon l’information que je possède, j’ignore comment cela va se passer, mais l’Unité permanente anticorruption est à la veille d’aller cogner chez des députés. Mais je respecte la décision des électeurs et le PQ va faire le travail d’opposition qu’il doit faire », maintient M. Céré.
Ce revers électoral n’a toutefois pas découragé les deux hommes qui vont rester actifs dans le milieu.
« Je vais poursuivre mon travail en politique, mais j’ignore comment. Il est encore trop tôt pour parler d’avenir, mais ce qui est sûr, c’est que je vais rester avec le PQ », soutient M. Céré.
« Nous allons définir une stratégie pour le prochain mandat, déclare M. Fontecilla. Je ne pense pas quitter la politique. Je vais continuer à défendre les valeurs que prône Québec solidaire et à m’engager dans Laurier-Dorion. »
Le Progrès Villeray – Parc-Extension a tenté de joindre la candidate caquiste, Valérie Assouline, sans succès.