Salut, tu a pris la 67 vers 1h du matin avec moi et un autre gars. Tu viens de Toronto et ta soeur est écrivaine (je me cherchais justement une lecture, je vais acheter son livre je crois)! C’était bien sympathique comme conversation, il y a quelque chose de spécial dans ces rencontres impromptues je trouve! Je retourne bientôt dans le bois, qui sait peut-être qu’on se recroisera et que nous pourrons faire suite à cette discussion. 🙂 Salut là!
Métro Flirt
pouir : À ma voisine de gauche
c toi franck !
C’était réciproque !
En fait, nous nous sommes brouillés à cause d’une bagatelle. Merci de m’avoir gardé une toute petite place dans votre coeur . 🙂
À ma voisine de gauche
Lorsque je lis ici les messages. Je trouve qu’ils sont un brin trop intenses ou carrément surréalistes. Simplement, tu manques à mes côtés, je l’avoue. J’ai ressenti quelque chose à l’époque…. Je sais maintenant que je n’étais pas le seul. Je penses à toi de tout mon âme… vers toi.
Paris Laval
J’arrive près du métro la Concord, pis là j’attends ma lumière pour traverser. furtivement, j’entrevois une femme qui approche derrière moi, avec une silhouette de yogourt. je me dis fermement : non ! je la regarde pas. je regarde à terre, un peu hagard dû aux vins de la veille et j’allume pas vite quand vient le temps de traverser, ainsi elle emboîte le pas devant moi et dans ses jeans turquoises trône un cul de l’e.n.f.e.r. Satan réincarné en femme c’est ça. elle prend de la distance et proportionnellement ma culpabilité de voyeur baisse. je respire. rendus à l’esplanade de la station la foudre frappa sous la forme d’une scénette … si ce que j’ai vu sortait pas d’une comédie romantique, cliché(e), c’était le parfait tirage d’une photo noir et blanc du Paris d’après guerre. la fille s’est arrêté une seconde, a levé son talon gauche, comme pour voir si un chewing gum s’était pas collé sous sa semelle, puis en perdant subtilement (faussement ?) l’équilibre, sa main est venu taper/effleurer sa fesse. une plume de duvet frôlant un œuf d’autruche, ou quelque chose de rare comme ça. à ce moment là, est sorti spontanément de ma bouche – et fort – les mots suivants : AHHH TROOP CUTE ! a-t-elle entendu ? on le saura pas mais j’ai espéré avoir l’air du gars qui pensait pas être entendu, en espérant secrètement l’être. l’instant d’après au guichet j’entendis l’évidence; madame était Française. et méritait la Coupe du monde. la guichetière poussait des p’tites jokes qui m’ont fait rire pis là, la fille m’a regardé, complice, et m’a sourit. fiou ! je me suis pas évanouie! mais j’avais l’air de quoi, moi ? ben j’avais un chandail ligné de matelot pis une casquette bleue marin. voilà.
Henné aux pieds & mains – Voix de velours
Vous m’avez chuchoté à l’oreille en descendant à votre station.
Vous êtes l’inconnue que j’aimerais revoir.
Carlo
carlotuvo@gmail.com
Séduction par la faim
Tu était debout sur le quai, lové dans la foule qui ne dit rien, qui ne donne rien, tu fixais le vide d’ici la prochaine station, tu tenais bon au sol, la gravité te voulait sur Terre, je n’ai pas eu le temps d’avouer ni à moi, ni à tes voisins, que j’admirais en secret la teneur de tes ambitions muettes, laisse les prendre au vigne le poid du jugement, sois lourd dans les rapides, ne cède pas aux fausses impressions de leurs tapis d´outre-tombe, « Comment s’amuser d’ici la fin du monde?»
Je vous aime
Si je parle en mots, c’est pour voir vos oreilles
Si je capitalise la condition, c’est pour ponctuer notre absence
Si je ne finis pas ce texte, c’est que vous m’appelez à la tâche
(le soleil arrive à son dernier milliard d’années)
À l’aube du prochain rasage
Je crois t’avoir vu à l’époque…c’était avant le dernier déluge
Garde en tes veines le secret de ta disparition
Si tu peux lire ceci, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour dormir
J’espère qu’on se retrouvera de l’autre côté