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Cinq jeunes enfants sur six ne consomment pas assez d’aliments nutritifs

On 15 October, 10-month old Khaizer Jay Alagaban is fed by her mother, Ailene Budan, at home in Napo Village in Polangui Municipality, in Bicol Region. Their family receives nutrition, breastfeeding and IYCF counselling and other health and nutrition services and support through the UNICEF/EU-supported nutrition security programme. By 14 October 2013, the Philippines had initiated a UNICEF-supported national nutrition security programme – funded by the European Union (EU) – to permanently reduce the rates of under-five child and maternal under-nutrition. Globally, more than one-third of child deaths and 11 per cent of the total disease burden are related to child and maternal under-nutrition. The programme is part of a four-year UNICEF/EU global initiative, with multiple regional, national and community partners. It focuses on four countries in sub-Saharan Africa and five in Asia but aims to influence nutrition-related policies throughout these regions. The Asia programme focuses on Bangladesh, Indonesia, the Lao People’s Democratic Republic, Nepal and the Philippines and is intended to directly benefit 30 million children and 5 million pregnant or lactating women. In East and South Asia, the prevalence of stunting – causing permanent cognitive impairment due to chronic nutritional deficiency – among children younger than 5 years of age is more than 33 per cent; wasting affects 13 per cent of under-fives; and 27 per cent are underweight. At the macro level, the programme builds policy capacity for nutrition security; institutional capacity; data and knowledge sharing; and the scale-up of nutrition interventions. At the national and district levels, it promotes government and community ownership of development processes, including training, mapping and the mobilization of intra-community networks, such as women’s groups. And it utilizes a cross-sector approach, combining nutrition, health, water and sanitation, agriculture and social protection interve Photo: UNICEF/UNI161663/Ferguson

Dans le monde, cinq enfants sur six âgés de moins de deux ans ne reçoivent pas l’apport nutritionnel dont ils ont besoin pour leur développement, selon un rapport de l’UNICEF publié vendredi.

Cette deuxième partie du rapport From the First Hour of Life («Dès la première heure de vie»), qui s’intéresse à l’alimentation complémentaire des enfants de six mois à deux ans,  révèle que l’introduction tardive des aliments solides, les repas peu fréquents et l’absence de diversité alimentaire sont des pratiques fréquentes qui privent les enfants de nutriments essentiels.

Ces lacunes alimentaires ont des conséquences négatives sur le développement physique et cognitif des enfants, à un moment important de leur vie. «On dit toujours que les deux premières années de la vie sont des années cruciales au niveau de l’alimentation parce que c’est là où le cerveau se développe, où la croissance des os et des muscles se fait en accéléré, affirme France Bégin, conseillère principale en nutrition pour l’UNICEF. On doit faire beaucoup plus attention à ce que l’enfant mange et s’assurer que la “junk food”, les aliments à calories vides, ne fassent pas partie de leur alimentation.»

Le rapport offre un portrait de la nutrition des jeunes enfants en Afrique, en Asie, dans les pays d’Europe centrale et en Amérique latine. Bien qu’il ne traite pas de la situation dans les pays industrialisés, l’importante population qu’il couvre lui confère son caractère mondial, certifie Mme Bégin.

«Il y a une amélioration avec le temps, mais c’est insuffisant à notre avis. On se demande pourquoi il n’y a pas plus de programmes sur la nutrition des enfants, qui est vraiment importante.» -France Bégin, conseillère principale en nutrition à l’UNICEF

Parmi les solutions mises de l’avant pour améliorer la situation nutritionnelle des enfants, l’UNICEF met d’abord de l’avant l’éducation. Mme Bégin observe que même chez les familles les plus riches des régions étudiées, la diversité alimentaire n’est pas atteinte. Aussi, les tabous sont des obstacles à la consommation de certains aliments. «Dans certaines cultures, on ne donne pas des œufs parce qu’on pense que ça va empêcher l’enfant de parler avant un an, expose-t-elle. On s’aperçoit qu’avec une éducation adaptée, ces comportements changent».

L’UNICEF croit aussi que les gouvernements et le secteur privé devraient mettre en place des programmes pour rendre les aliments nutritifs plus abordables et accessibles. Beaucoup de familles ne peuvent pas se permettre d’inclure des protéines animales (produits laitiers, œufs ou viandes) dans leur alimentation, par exemple. «On ne dit pas d’augmenter nécessairement la consommation de viande des enfants, mais ils devraient au moins avoir accès à une source de protéine animale», souligne Mme Bégin. Les gouvernements devraient aussi s’assurer de réglementer les aliments qui ne sont pas sains et leur promotion, comme le font certains pays tels le Canada ou les États-Unis. «On craint beaucoup l’augmentation de la disponibilité des aliments à calories vides dans plusieurs pays à faible revenu, s’inquiète France Bégin. Même dans ces régions, on voit une augmentation de l’obésité chez les enfants.»

D’après l’UNICEF, une meilleure alimentation des jeunes enfants permettrait de sauver 100 000 vies par année.

La première partie du rapport From the First Hour of Life, traitant de l’allaitement, a été publiée le 29 juillet.

En bref:

1. Un bébé sur cinq ne consomme pas d’aliments solides avant l’âge de 11 mois, alors que l’âge recommandé est de 6 mois;

2. 50% des enfants âgés de 6 mois à 2 ans ne consomment pas le nombre minimum de repas recommandés pour leur âge;

3. Moins du tiers des enfants âgés de 6 mois à 2 ans reçoivent quotidiennement une alimentation composée d’au moins quatre groupes alimentaires;

4. Près de la moitié des enfants d’âge préscolaire souffrent d’anémie.

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