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Le monde aux urnes

Photo: Archives Métro
Miguel Velásquez/Metro World News - Avec Anicée Lejeune/Métro

L’année 2017 en sera une d’élections, surtout en Amérique latine et en Europe. Cela pourrait complètement modifier le paysage politique mondial 
au cours des prochains mois. Métro fait un tour d’horizon des pays qui se rendront aux urnes cette année.

Équateur (19 février)
Les Équatoriens se rendront aux urnes pour élire leur président. Après deux mandats présidentiels, Rafael Correa ne peut briguer un nouveau mandat.

L’Assemblée nationale sera également renouvelée. Dans les sondages, Lenin Moreno figure parmi les principaux favoris: il récolte près de 36% des intentions de vote. C’est le candidat du parti l’Alianza País [Alliance pays, NDLR], parti du président sortant.

L’homme d’affaires Guillermo Lasso récolte pour sa part 22% des intentions de vote. Il se présente sous les couleurs du mouvement Creando Oportunidades (CREO) [Créer des opportunités, NDLR], principale opposition de la droite.

Honduras (12 mars et 26 novembre)
Le Honduras tiendra 
des élections primaires le 12 mars. Quant à l’élection présidentielle, elle aura lieu 
le 26 novembre.

La candidature de l’actuel président, 
Juan Orlando Hernández, a suscité une controverse dans ce pays d’Amérique centrale. En effet, 
un président ne peut pas briguer deux mandats puisque la réélection est interdite par la 
constitution du pays.

Parmi les nombreux autres candidats, Xioamara Castro, la femme de l’ancien président Manuel Zelaya, chassé du pouvoir en 2009, sera en lice pour la présidence

Allemagne (12 février et 
24 septembre)
Cette année, l’Allemagne tiendra des élections présidentielle et fédérales.

L’élection présidentielle se tiendra
le 12 février. Le chef d’État sortant, Joachim Gauck, élu en 2012, avait annoncé en juin 2016 qu’il ne briguerait pas de second mandat.

Toutefois, les élections fédérales, qui auront lieu le 24 septembre, sont plus importantes pour le pays. La chancelière Angela Merkel, au pouvoir depuis 2005, brigue un quatrième mandat.

Corée du Sud (à déterminer)
Le pays traverse actuellement un scandale politique d’envergure. La présidente Park Geun-hye, accusée de corruption et de trafic d’influence, pourrait être destituée. La Cour constitutionnelle, qui a jusqu’au mois de juin pour prendre une décision, a indiqué la semaine dernière que la décision définitive pourrait être prise en mars.

Si  Mme Park est retirée du pouvoir, le pays pourra organiser des élections. Plusieurs candidats sont déjà pressentis pour lui succéder. Moon Jae-in, qui a perdu l’élection en 2012 face à 
Mme Park, pourrait cette année accéder à la présidence.

Ban Ki-moon, qui a terminé tout récemment un mandat de 10 ans comme secrétaire général des Nations unies, était pressenti comme candidat, mais il a annoncé qu’il ne briguera pas la présidentielle. Le troisième candidat potentiel est Lee Jae-myung, surnommé par la presse locale «Le Donald Trump de la Corée du Sud».

Chili (19 novembre et 
17 décembre)
Le Chili élira le 19 novembre le candidat qui succédera à la présidente sortante Michelle Bachelet. Cette dernière ne peut briguer deux mandats consécutifs. Si aucun des candidats n’obtient la majorité, un deuxième tour sera organisé le 17 décembre.

Si aucun candidat officiel n’a été désigné, l’ancien président de centre droit Sebastián Piñera pourrait se présenter pour la coaction Chile Vamos [Allons Chili, NDLR].

Quant à Alejandro Guillier, journaliste et 
sénateur indépendant, il pourrait être le candidat de la Nuev a Mayoría [Nouvelle Majorité, NDRL], coalition de centre gauche dirigée par Michelle Bachelet.

Argentine (22 octobre)
Dans le cadre des élections législatives de mi-parcours, l’Argentine ira aux urnes pour renouveler la moitié des députés et le tiers des sénateurs.

Cette élection est un défi pour le président Mauricio Macri, en poste depuis décembre 2015, qui a besoin de renforcer la présence parlementaire de la coalition Cambiemos [Changeons, NDLR] en vue d’une réélection en 2019.

Sa coalition lui avait permis de vaincre le Front pour la victoire-Parti justicialiste, le parti de l’ex-présidente Cristina Fernández de Kirchner (2007 à 2015) et de son époux, l’ancien président Néstor Kirchner (2003 à 2007).

France (23 avril et 7 mai)
Une des élections les plus attendues dans le paysage politique mondial se tiendra en France. Les Français se rendront en effet aux urnes pour élire un nouveau président. Après un seul mandat, le président sortant François Hollande a indiqué le 1er décembre qu’il ne se présentera pas à sa propre succession.

Le premier tour se déroulera le dimanche 23 avril, et le deuxième tour, le 7 mai.

Les yeux sont rivés sur la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen. Cette dernière porte le discours de l’extrême droite et des eurosceptiques. Un discours identique à ceux qui ont conduit au vote du Brexit, au Royaume-Uni, et à la victoire de Donald Trump, aux États-Unis.

En face, le candidat des Républicains (droite) François Fillon, ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, était en tête dans les sondages jusqu’à ce que les soupçons d’emploi fictif de son épouse, Penelope, viennent noircir le tableau.

À gauche, le Parti socialiste (PS) – celui du président Hollande – a pour sa part choisi Benoît Hamon, ancien ministre de M. Hollande.

Hong Kong (26 mars)
L’actuel chef de l’exécutif, Leung Chun-ying, a annoncé en décembre dernier qu’il ne briguera pas un second mandat, forçant ainsi le déclenchement d’une élection. Ainsi, les 1 200 grands électeurs désigneront son successeur.

Dans le cas de cette élection, il faut garder à l’esprit que le nom officiel de Hong Kong est Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine, mais que le modèle «un pays, deux systèmes» s’applique.

Hong Kong est une région administrative de la Chine, mais jouit d’une grande autonomie. Elle possède son système douanier et sa propre frontière.

En ce qui concerne le système électoral, le territoire a certaines libertés, mais aucune indépendance quant aux élections. En 2014, Beijing a en effet décidé de modifier le système électoral pour avoir plus d’influence sur celui qui gouverne Hong Kong. Ce changement a entraîné d’importantes manifestations portant le nom de Révolution des parapluies.

Les autres élections 
dans le monde

  • Mexique: élections locales
  • Nicaragua: élections locales
  • Thaïlande: élections générales, trois ans après le coup d’État
  • Pays-Bas: élections générales
  • Royaume-Uni: élections générales

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