Trump accuse Obama d'avoir mis son téléphone sous écoute
PALM BEACH, Fla. — Le président américain Donald Trump a accusé samedi matin, dans une série de messages envoyés par le biais de Twitter, son prédécesseur, Barack Obama, d’avoir autorisé la mise sous écoute des téléphones de la Trump Tower, à New York durant la campagne électorale à l’élection présidentielle.
Ces allégations ont été démenties par un porte-parole de M. Obama, quelques heures plus tard.
M. Trump ne fournissait pas de preuves à l’appui des affirmations qu’il lançait.
Le porte-parole de l’ex-président visé, Kevin Lewis, a répondu qu’une règle fondamentale de l’administration Obama était que la Maison-Blanche ne devait en aucun cas interférer à des enquêtes du département de la Justice, qui doivent être dépourvues de toute influence politique.
En vertu de cette politique, ni Barack Obama ni la Maison-Blanche n’ont jamais ordonné la surveillance touchant tout citoyen américain, a assuré M. Lewis, ajoutant que toute «supposition du contraire est tout simplement fausse».
La Maison-Blanche n’avait toujours pas formulé de commentaire relativement à cette nouvelle salve de Donald Trump, samedi en début d’après-midi.
Dans ces remarques lancées sur Twitter, le président américain compare le comportement dont il accuse son prédécesseur à celui qui a mené à la perte de l’ex-président Richard Nixon.
«Pendant combien de temps le président Obama a mis sous écoute mes téléphones durant le très sacré processus électoral. Ceci est (semblable) à Nixon (et au) Watergate. Mauvais (ou malade) type!», a-t-il écrit.
L’écoute électronique a eu lieu en octobre, soutient M. Trump.
Dans un autre micro-message, le milliardaire newyorkais qualifiait de «maccarthisme» les agissements allégués.
Cette invective survient quelques jours après les révélations voulant que le procureur général Jeff Sessions ait omis, durant la confirmation sénatoriale de sa nomination, de mentionner les contacts qu’il a eus avec l’ambassadeur russe aux États-Unis durant la campagne électorale.
Les agences américaines du renseignement ont conclu que la Russie s’est ingérée dans la campagne électorale américaine en vue de voir Donald Trump l’emporter aux dépens de sa rivale démocrate Hillary Clinton.