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Ça s’est passé en 2017 dans le monde

WASHINGTON, DC - JANUARY 20: (L-R) U.S. President Donald Trump takes the oath of office as his wife Melania Trump holds the bible and his son Barron Trump looks on, on the West Front of the U.S. Capitol on January 20, 2017 in Washington, DC. In today's inauguration ceremony Donald J. Trump becomes the 45th president of the United States. (Photo by Chip Somodevilla/Getty Images) Photo: Getty Images
Métro, Metro World News avec Agence France-Presse - Photos: Getty et AFP

De l’investiture de Donald Trump aux catastrophes climatiques en passant par la crise catalane et les tirs de missiles nord-coréens, 
rappel des moments-clés qui ont marqué l’année 2017.

La première année de Trump
Élu président des États-Unis en novembre 2016, Donald Trump est entré en fonction le 20 janvier. Sa première année dans le Bureau ovale a été marquée par des tweets controversés et des dissensions au sein de son cabinet mais surtout par son incapacité à faire adopter les réformes qu’il avait promises, notamment la fin de l’Obamacare. Le 45e président américain est également hanté par des sondages désastreux et par l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne électorale présidentielle de 2016.

L’envolée de 
«Rocket Man»
En 2017, le leader nord-coréen Kim Jong-un a appuyé sur l’accélérateur dans le développement de son pro-gramme nucléaire, au grand dam de la communauté internationale. La Corée du Nord a multiplié les tests balistiques et expérimenté une bombe à hydrogène 16 fois plus puissante que la bombe atomique d’Hiroshima. Le régime s’est également lancé dans une guerre de mots avec le président Trump en plus de menacer ses voisins japonais et sud-coréen. Les menaces américaines et les sanctions économiques ne semblent pas avoir réussi
à ébranler Kim Jong-un.

La nature déchaînée
L’année 2017 a connu une série de catastrophes naturelles et devrait compter parmi les trois années les plus chaudes jamais recensées. La saison des ouragans a été particulièrement violente dans le golfe du Mexique. Harvey a noyé la ville de Houston sous les eaux, causant près de 200G$ de dommages, avant qu’Irma ne ravage les Antilles, notamment les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin. La tempête Maria s’est ensuite abattue sur Porto Rico, tuant près de 500 personnes et provoquant une crise humanitaire d’envergure. Des tremblements de terre ont également frappé le Mexique et l’Iran, faisant des centaines de décès. Des incendies d’une gravité sans précédent ont brûlé les vignobles de la région de San Francisco et certains quartiers de Los Angeles.

État islamique en recul
L’année 2017 a marqué un important recul pour le groupe État islamique (EI) sur les fronts irakien et syrien. En juillet, Mossoul, sa capitale autoproclamée, a été libérée par l’armée irakienne au terme d’une sanglante bataille. À l’automne, le groupe terroriste a également perdu le contrôle de Raqqa, en Syrie, 
et de la grande majorité de ses 
territoires. EI continue toutefois de frapper partout dans le monde. 
L’organisation a notamment 
commis des attentats à Istanbul, 
à Bruxelles, à Barcelone et à Manchester, mais la majorité de ses victimes sont au Proche-Orient.

Un nouveau
 scandale financier
Deux ans après les révélations des Panama Papers, une nouvelle enquête sur les paradis fiscaux a éclaboussé plusieurs politiciens et financiers d’envergure mondiale. Les Paradise Papers ont notamment révélé l’implication (directe ou indirecte) de personnalités comme la reine Élisabeth II, son fils le prince Charles, le chanteur Bono et plusieurs hauts placés de l’administration Trump dans des stratégies d’évasion fiscale.

Le Venezuela en crise
La crise politique vénézuélienne n’a fait qu’empirer cette année, avec de graves conséquences économiques et sociales. Autrefois dopé par le pétrole, ce pays d’Amérique du Sud est aujourd’hui aux prises avec une inflation galopante et de graves pénuries. Au sommet de l’État, Nicolás Maduro, héritier d’Hugo Chávez, semble décidé à s’accrocher au pouvoir. Plus de 120 protestataires antigouvernement ont perdu la vie lors de violentes manifestations qui ont secoué le pays à partir de la fin de mars. Le 30 juillet, une Assemblée constituante dotée de pouvoirs illimités est élue. Elle révoque la procureure générale Luisa Ortega Díaz, farouche adversaire du président, puis s’arroge les pouvoirs du Parlement.

Le Moyen-Orient 
en ébullition
Le 5 juin, Riyad et ses alliés ont rompu leurs relations avec le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes islamistes radicaux et d’être trop proche de l’Iran chiite, grand rival régional de l’Arabie saoudite sunnite. En novembre, la démission (révoquée depuis) du premier ministre libanais Saad Hariri, qui, de Riyad, accusait l’Iran d’ingérence, a accru les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Riyad voit aussi la main de Téhéran derrière la rébellion des houthis au Yémen, ce que l’Iran dément.

L’épuration ethnique des Rohingyas
Après des attaques fin août contre des postes de police birmans, l’armée riposte avec des raids sur des villages rohingyas. Depuis, plus de 640 000 membres de cette minorité musulmane de Birmanie ont fui au Bangladesh. L’ONU dénonce une «épuration ethnique». Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme évoque des «éléments de génocide».

L’extrême droite en Europe
Les tendances eurosceptiques et la montée du populisme n’ont cessé de s’accentuer cette année dans plusieurs pays de l’Union européenne.
En Allemagne, malgré la réélection de la chancelière Angela Merkel pour un quatrième mandat, 92 représentants ultranationationaliste de l’Alternative pour l’Allemagne ont été élus au Parlement, du jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale.

En octobre, le mouvement populiste ANO du milliardaire tchèque Andrej Babiš, qualifié de «Trump tchèque», arrive largement en tête des élections législatives après avoir mené une campagne sur la lutte contre la corruption, l’accueil des migrants et la zone euro. Récemment, en Autriche, le nouveau gouvernement du jeune chancelier conservateur Sebastian Kurz, formé par la droite et l’extrême droite, a pris les commandes du pays le 18 décembre.

Le référendum en Catalogne
Le 1er octobre, un référendum sur l’indépendance de la Catalogne est organisé en dépit de son interdiction par la justice espagnole. Le 27, le Parlement catalan proclame unilatéralement l’indépendance. Madrid place la région sous tutelle, destituant le gouvernement régional et dissolvant le Parlement pour convoquer de nouvelles élections régionales.
Le président catalan destitué Carles Puigdemont se réfugie
à Bruxelles pour échapper aux poursuites judiciaires.

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