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États-Unis: départ de la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders

États-Unis: départ de la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders
Photo: Evan Vucci/APSarah Sanders

Donald Trump a annoncé jeudi le départ de Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche, louant la combativité de cette «guerrière». Elle est une proche collaboratrice depuis la campagne de 2016.

Farouche avocate du président américain en toutes circonstances, cette femme au style direct avait hérité à l’été 2017 du poste prestigieux – mais très exposé – de Press Secretary.

Régulièrement interrogée sur les tweets provocateurs ou les sorties agressives de Donald Trump à l’encontre des médias, elle s’est parfois retrouvée en position délicate et a été critiquée pour ses approximations, voire ses contre-vérités, dans certaines de ses réponses.

Dans une Maison-Blanche au fonctionnement souvent chaotique, Sarah Sanders faisait partie du premier cercle du président, toujours très présente à ses côtés.

Depuis plusieurs mois, elle avait abandonné la tradition du point de presse quotidien dans la salle de presse de la Maison-Blanche, lui préférant des séances de questions/réponses improvisées et souvent cacophoniques, à l’image de celles dont raffole le milliardaire républicain.

«Notre merveilleuse Sarah Sanders quittera la Maison-Blanche et rentrera chez elle dans l’État de l’Arkansas à la fin du mois», a tweeté M. Trump, sans donner la moindre indication sur le nom de celui ou celle qui pourrait la remplacer.

Donald Trump a ajouté espérer qu’elle soit un jour candidate à la fonction de gouverneur de cet État, un poste qu’a occupé son père Mike Huckabee, personnage marquant de la politique américaine. «Elle serait fantastique!», a-t-il lancé.

Peu après, à l’occasion d’une cérémonie sur la réforme de la justice en présence de la vedette de télé-réalité Kim Kardashian, Donald Trump lui a rendu un hommage particulièrement appuyé, ce qui est plutôt rare de la part d’un président en froid avec nombre de ses anciens collaborateurs.

Saluant «une amie, une magnifique personne», il a estimé qu’elle avait fait «un travail incroyable».

Disant, des larmes dans la voix, sa fierté d’avoir travaillé pour Donald Trump, Sarah Sanders a assuré qu’elle resterait l’un de ses soutiens les plus «loyaux». Et s’est dite convaincue que le milliardaire républicain remporterait la présidentielle de 2020 et avait, par conséquent, encore «six années incroyable»” devant lui à la Maison-Blanche.

Les Américains ont découvert cette femme, née dans la petite ville de Hope, dès les débuts de l’administration de Donald Trump, en tant qu’adjointe du porte-parole Sean Spicer.

Petite, elle baignait déjà dans la politique grâce à son père, dont elle fut la directrice de campagne lors de la primaire républicaine pour la présidentielle de 2016 avant de rejoindre l’équipe de Donald Trump.

Sarah Sanders évoquait régulièrement sa foi. Interrogée au podium sur le comportement et le langage du président sur Twitter, elle avait ainsi répondu: «En tant que croyante, nous n’avons qu’un seul modèle parfait, Dieu… Personne n’est parfait, un seul l’est».

Elle parlait par ailleurs régulièrement de sa famille. Évoquant jeudi les deux années écoulées, elle a estimé que la seule chose qui surpassait «de peu» l’intensité de son expérience à la Maison-Blanche était le fait d’avoir «trois enfants extraordinaires».