Le chauffeur de la Seat noire?
Selon les premiers éléments de l’enquête, c’est Salah Abdeslam qui avait loué en Belgique la Polo noire abandonnée devant le Bataclan vendredi soir. Lors des attaques, Salah pourrait avoir été au volant de la Seat noire à partir de laquelle les terroristes ont ouvert le feu sur différentes terrasses de restaurants rue Alibert, dans le 10e arrondissement de Paris, puis rue de la Fontaine au Roi et rue de Charonne (11e arrondissement). Toujours au volant de cette même voiture, il aurait ensuite déposé son frère boulevard Voltaire, où ce dernier actionne sa ceinture d’explosif. C’est également lui qui aurait garé la Seat noire retrouvée dimanche à Montreuil.

Une fuite en Belgique
Entre vendredi soir et samedi matin, Salah est « exfiltré » vers la Belgique par deux complices présumés, eux aussi résidents à Bruxelles. Samedi matin, au lendemain des attentats, les trois hommes font l’objet d’un contrôle à Cambrai, dans le nord de la France. Le conducteur présente des papiers au nom de Salah Abdeslam. Sauf qu’à ce moment précis, le terroriste présumé n’est pas encore recherché. Les gendarmes laissent donc les trois hommes continuer leur route librement vers la Belgique.

Trois frères au cœur de l’enquête
Salah est le frère de Brahim Abdeslam, le terroriste de 31 ans qui s’est fait exploser au Comptoir Voltaire, près de la place de la Nation. Lui aussi vivait en Belgique. C’est également lui qui a loué la seconde voiture, la Polo noire abandonnée devant le Bataclan. Les deux hommes, fichés en Belgique, étaient inconnus en France. Un troisième frère a été interpellé à Bruxelles. Mohamed Abdeslam, qui réside dans la commune bruxelloise de Molenbeek – considérée comme un carrefour du djihad européen –, a finalement été relâché lundi, comme cinq autres personnes, à l’issue de sa garde à vue.

Deux complices présumés inculpés
Deux autres suspects ont en revanche été inculpés lundi pour « attentat terroriste » par la justice belge dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris et placés en détention provisoire. Les médias belges les présentent comme le propriétaire et le « convoyeur » de la voiture contrôlée samedi dans le nord de la France. Quant à Salah Abeslam, la chasse à l’homme se poursuit. Lundi, une opération menée par la police fédérale à Molenbeek devait aboutir à l’interpellation du terroriste présumé. En vain.