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Le cirque républicain fait place à un débat électoral

Republican presidential candidates, Sen. Marco Rubio (R-FL), Donald Trump, Sen. Ted Cruz (R-TX), and Ohio Gov. John Kasich debate during the CNN, Salem Media Group, The Washington Times Republican Presidential Primary Debate on the campus of the University of Miami on March 10, 2016 in Coral Gables, Florida. The candidates continue to campaign before the March 15th Florida primary. Photo: Joe Raedle/Getty

Le débat qui a eu lieu jeudi à Miami entre les candidats à l’investiture républicaine était le dernier à opposer John Kasich, Maco Rubio, Ted Cruz et Donald Trump avant les primaires de mardi prochain, au cours desquelles 306 délégués sont en jeu.

C’était aussi la dernière chance, pour les opposants de M. Trump, de freiner l’élan de celui-ci avant les votes en Ohio et en Floride, deux États où la répartition des délégués ne sera pas proportionnelle aux votes obtenus, mais où un seul gagnant repartira avec l’ensembe des représentants.

Métro propose un retour sur le débat, qui fut sans doute le plus civilisé de la campagne jusqu’ici.

1. Le commerce
Donald Trump, fortement en défaveur aux traités de libre-échange signés par les États-Unis, a encore qualifié ceux-ci de «désastre». «Les règles doivent changer, et personne n’est mieux placé que moi pour le faire», a-t-il lancé, répétant vouloir taxer les importations chinoises à 45 %. Ted Cruz, s’adressant à l’ouvrier «qui voit son salaire stagné et qui peine à joindre les deux bouts», a demandé comment un président voulant taxer autant les produits qu’il achète l’aidera à «payer l’épicerie.»

2. La lutte au terroriste
«Un président ne peut pas dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. Cela a des conséquences», a averti Marco Rubio à l’intention de Donald Trump, qui venait de réaffirmer qu’il croyait que la majorité des 1,6 milliards de musulmans dans le monde «haïssent l’Amérique». «Marco parle de conséquences. Nous avons déjà eu des avions dans le World Trade Center», a répliqué le favori, qui dit vouloir s’en prendre aux familles des terroristes pour éradiquer État islamique. «Nous n’avons jamais ciblé des civils innocents et nous n’allons pas commencer à le faire», a quant à lui dit M. Cruz.

3. Le tissu social
Donald Trump s’oppose à l’orthodoxie de son parti en matière de sécurité sociale lorsqu’il promet de «tout faire» pour laisser celle-ci «comme elle est».
M. Rubio a quant à lui affirmé l’urgence d’augmenter l’âge de la retraite pour éviter «une crise de la dette certaine».
«Moins il y a de gouvernement, plus il y a de liberté», a soutenu M. Cruz, indiquant qu’il y avait «des fonctionnaires qui coûtaient des emplois», qu’il savait «qui ils sont» et qu’il les «licencierait» une fois président.

Décompte des délégués
Un candidat doit obtenir 1 237 délégués avant la convention pour s’assurer de l’investiture républicaine. Voici combien de délégués chacun des quatre compétiteurs encore en lice a réussi à faire élire depuis le début des primaires.
•    John Kasich : 52
•    Marco Rubio : 148
•    Ted Cruz : 356
•    Donald Trump : 456

Ils ont dit :

John Kasich«Une Amérique forte»
«Une Amérique forte : c’est ce que le monde entier rêve d’avoir!»
John Kasich, qui a affirmé que des États-Unis forts et prospères étaient la meilleure garantie de stabilité dans le monde

Republican presidential candidate, Sen. Marco Rubio, R-Fla., speaks during the Republican presidential debate sponsored by CNN, Salem Media Group and the Washington Times at the University of Miami, Thursday, March 10, 2016, in Coral Gables, Fla. (AP Photo/Wilfredo Lee)

Juste «correct»
«Je ne veux pas être politiquement correct. Je veux seulement être correct.»
Marco Rubio, contestant Donald Trump, qui a insisté sur l’importance de punir les terroristes en s’en prenant à leur famille

Donald Trump«Mort à l’Amérique»
«Dans les mosquées partout dans le monde, on chante “Mort à l’Amérique”.»
Donald Trump, qui a plaidé pour que les lois changent, de manière à ce qu’une plus grande utilisation de la torture contre les terroristes soit légitimée

Republican presidential candidate, Sen. Ted Cruz, R-Texas, speaks during the Republican presidential debate sponsored by CNN, Salem Media Group and the Washington Times at the University of Miami, Thursday, March 10, 2016, in Coral Gables, Fla. (AP Photo/Wilfredo Lee)

«La nature des problèmes»
«Il ne suffit pas de crier : la Chine est mauvaise, l’islam est mauvais. Il faut comprendre la nature des problèmes.»
Ted Cruz, critiquant «l’attitude» de Donald Trump

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