Le club des mal cités

Six déclarations qui nous donnent une idée de qui est Gertrude Bourdon

Six déclarations qui nous donnent une idée de qui est Gertrude Bourdon
Photo: Jacques Boissinot/La Presse canadienneJean-Lesage candidate Gertrude Bourdon responds to reporters questions at a news conference in Quebec City on Friday, August 24, 2018. Liberal Leader Philippe Couillard announced she would become the health minister in a Liberal government. Former health minister Gaetan Barrette, left, looks on.THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

Le début de la campagne électorale s’est fait sous le signe de Gertrude Bourdon, qui semble être pour plusieurs la huitième merveille du monde, même si personne ne la connaissait (à part François Legault avec qui elle entretenait une relation par textos interposés) avant il y a deux semaines.

On ne peut pas juger d’une personne en une seule semaine, mais voici quelques citations qui nous donnent une idée de la personne à qui nous avons affaire.

Dans une vidéo réalisée par la Chambre de commerce de Québec en 2016, elle déclarait:

«Si vous avez un peu à définir ma carrière, moi je me suis fait, ça toujours, on m’a amenée, on m’a servi, presque, mes postes sur un plateau d’argent.»

Est-ce à dire qu’elle ne méritait pas ces postes? Probablement pas puisque dans la même vidéo, on peut l’entendre dire:

«Probablement qu’on aurait dû m’appeler Germaine.»

Bref, c’est une meneuse qui sait gérer.

Elle a aussi fait quelques déclarations-chocs depuis le début de la campagne. En voulant expliquer pourquoi elle avait répondu «je le crois aussi» quand un responsable de la CAQ lui avait écrit qu’ils «allaient marquer l’histoire», elle a dit à Alain Gravel sur les ondes de la radio de Radio-Canada:

«Je le savais que mon saut en politique allait marquer l’histoire.»

Rien de moins.

Toujours avec Alain Gravel, elle commettait ce petit lapsus:

«Moi c’est bien beau, je peux bien me narguer de ça, mais je le ferai pas.»

Elle ne veut pas s’en targuer ni se narguer. Visiblement, elle a nargué un peu la CAQ par contre.

À la radio de Radio-Canada à Québec, elle expliquait pourquoi certaines personnes réagissaient mal à son arrivée au PLQ:

«Je pense que je fais quelque chose d’un peu trop noble et ça, ça peut déranger.»

Être trop noble, ça dérange les gens, semble-t-il.

Reste que l’auto proclamée Germaine a un certain sens de l’humour. Après la décision de son parti de la laisser débattre, elle disait aux journalistes:

«Je vais avoir réussi à tasser Gaétan.»

Il faut beaucoup de confiance en soi pour réussir cet exploit…