Le Sportnographe

L’œuf ou l’enveloppe?

L’œuf ou l’enveloppe?
Photo: Getty ImagesBUFFALO, NY - JANUARY 4: Rasmus Dahlin #8 of Sweden during the IIHF World Junior Championship against the United States at KeyBank Center on January 4, 2018 in Buffalo, New York. (Photo by Kevin Hoffman/Getty Images)

Le partisan de Canadien qui s’accrochait à l’espoir de voir le Toronto être éliminé pour éviter l’humiliation totale, la cerise sur le sundae d’une saison d’enfer, a retrouvé le sourire cette semaine. Il peut maintenant dire : «Au moins, Toronto n’a pas gagné la Coupe depuis 51 ans.»

C’est dire qu’il peut maintenant passer à autre chose. Après avoir laissé sa fierté et son sort entre les mains des Maple Leafs, le partisan s’accroche à un autre événement sur lequel il n’a aucun contrôle : la loterie du repêchage.

Selon des sources qui possèdent une calculatrice, Canadien aurait 9,5% de chance d’obtenir le premier choix à la suite de la loterie de la «Ligne» nationale, qui aura lieu samedi. 9,5 % de chances de mettre la main sur Rasmus Dahlin, un défenseur qui pourrait changer le visage de l’équipe. 9,5 %, c’est quand même mieux que vos chances de gagner à La Poule aux œufs d’or. Et justement, le résultat de cette loterie donnera des munitions à Marc Bergevin, qui aura à choisir entre l’œuf et l’enveloppe. Garder ce premier choix pour rebâtir l’équipe ou bien l’échanger contre un joueur de centre qui pourra aider Canadien dès maintenant, à moins qu’il ne soit surestimé et ne devienne une sorte d’émule de Lars Eller. Choix difficile.

«Pis là, on s’est mis en arrière du, l’expression anglophone, du huitième boule, du eight ball. La noire, pis ça c’est comme une boule de neige, pis là la confiance, ça a affecté la confiance.» – Marc Bergevin

On sait que l’équipe a un problème d’attitude. C’est ce que le directeur général a dit. 352 fois. On en sait toutefois très peu sur l’attitude de Rasmus Dahlin, alors qu’avec un émule de Lars Eller, on saurait déjà de quoi il en retourne. Comme le dit l’expression du terroir : des fois, mieux vaut un jambon qu’on connaît qu’un jambon qu’on ne connaît pas.

Un choix déchirant. Mais le positif dans tout ça, c’est que la loterie nous permettra de parler de Canadien dans les médias encore un bon deux semaines.