Le Sportnographe
20:07 29 août 2013 | mise à jour le: 5 février 2015 à 13:44 temps de lecture: 3 minutes

En attendant la première défaite

En attendant la première défaite
Photo: Archives Métro

Dame nature s’est mis le doigt dans l’œil (du cyclone, on suppose) en décrétant que la saison qui approche est l’automne plutôt que le printemps.

Espérons que les changements climatiques remettront les choses en place. Parce que, partout dans la ville, le soleil est de retour sur le visage des amateurs professionnels de Canadien, les fanions sont en fleur et les cœurs avec le CH tatoué dessus sont sur le point d’exploser. Le hockey est (presque) de retour.

Évidemment, les journaux continuent de nous livrer des nouvelles puériles sur le soccer, sur le retour de la NFL ou encore sur la course à qui a pris le plus de drogue dans le baseball majeur. Mais petit à petit, ça commence à sentir le hockey.

Équipe Canada
Il y a le camp d’entraînement d’Équipe Canada en vue des Olympiques de Sotchi. Bon, les joueurs se pratiquent sur une patinoire avec pas de glace, mais c’est quand même presque du hockey. Et le suspense est insoutenable puisque tous les joueurs ont une chance de faire l’équipe. Comme on le sait, un joueur de hockey homosexuel, ça n’existe pas. Ils seront donc tous admis au pays de Poutine sans problème.

Il y a aussi le tournoi de golf de Canadien qui s’en vient. L’occasion pour les joueurs et les entraîneurs de nous dire que tout peut arriver et que Canadien est une équipe améliorée, jeune et dynamique. L’occasion pour nous de les croire comme des niaiseux. L’occasion aussi de voir si George Parros a un beau swing. On se peut pu.

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Équipe Canadien
Puis, ce sera le début du camp des recrues de Canadien. Pendant quelques jours, on fera semblant que Michael McCarron est l’attaquant de puissance tant attendu, même si certains experts affirment qu’il est un attaquant d’impuissance qui jouera sur un troisième trio.

On lancera un débat sur la possibilité de voir Zachary Fucale prendre la place de Carey Price et on capotera sur des joueurs dont on n’entendra ensuite plus jamais parler. Quant à Louis Leblanc, on se dira pour la troisième fois que c’est sa dernière chance.

Et excités comme nous sommes par le retour du hockey, nous croirons que la Flanalette est l’équipe du siècle… jusqu’à la première défaite contre le Toronto.